04.09.2010
Je ne boirai plus jamais d'ouzo... aussi jeune / Éric Dejaeger
Les vacances de Monsieur Dejaeger
Le narrateur-auteur promène un regard amusé sur la Grèce. Qu’il observe la démarche alentie des autochtones (sauf quand ils sont animés par le besoin pressant de se désaltérer), les mœurs des plagistes et des vendeurs à la sauvette du bord de mer, les conducteurs - aux mains multiples -, les serveuses en short ou la capacité à la lessive locale à sécher presque instantanément, il le fait sans quitter des yeux l’heure de l’ouzo salvateur ou du vin blanc « méphistophélique » qui le sauvera d’un soleil vite épuisant. Sans parler des tracasseries aéroportuaires...
Il s’interroge à la faveur d’une lecture bienvenue sur le il bel far niente et conclut que cette relaxante activité pourrait se pratiquer aussi l’hiver au coin d’un feu, une fois revenu dans ses contrées tempérées (on comprend que le narrateur est belge). C’est l’occasion d’une comparaison entre les climats de ces deux pays et leurs systèmes frigorifiques respectifs.
Il va jusqu’à mener quelques expériences de physique alimentaire en calculant le temps que mettent certains alcools pour prendre la consistance et la couleur de l’urine ou pour tester la surprenante propension de l’ouzo à s’évaporer d’une bouteille hermétiquement close. Le vacancier subtil nous prodigue aussi quelques bons conseils comme celui de ne pas avoir les ongles rongés pour manger des pistaches.
On l’aura compris, l’auteur, qui aura mis à profit son séjour insulaire de la meilleure façon possible, nous revient avec un « recueil instantané », complet comme un guide tourist...hic, qui a toutes les vertus tonique d’un café du même nom : il faudra bien ça pour supporter les désagréments de la rentrée et les rigueurs de l’hiver.
Chaque texte est complété d’un aphorisme sur les plus grandes conquêtes des Grecs. Deux exemples : « la plus fatigante conquête des Grecs : la marche à pied » ou « la plus bruyante conquête des Grecs : le téléphone portable ».
En trente-cinq textes frais, tordants, mordants ou tendres, et dans une langue efficace, il nous fait voyager en terre hellène sans l’ombre d’un ennui. On a, par mimétisme, un peu chaud à la fin de la lecture mais certainement pas autant que l’auteur au travail qui avoue avec écrit ces textes à la sueur du front, et on le croit sur paroles. Nul doute que Richard Brautigan, de là où il est et s’il a eu le bonheur de lire cet ouvrage, se sera servi illico un verre d’ouzo à la belle santé des vacances de Monsieur Dejaeger.
MIEUX QUE SON MAÎTRE
En revenant de l’épicerie
- sise à deux kilomètres –
chargé de deux sacs
de délicieuses liquidités
- ouzo,
krassi blanc
et bière ( ?) –
j’ai pratiquement été
laissé sur place
par un autochtone !
Il devait avoir
encore plus soif
que moi.
La plus arrosée conquête des Grecs :
le gazon
______________________________
Le blog d'Éric Dejaeger:
http://courttoujours.hautetfort.com/
12:28
Écrit par éric allard
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03.09.2010
Expo au Château de Fernelmont
20:38
Écrit par éric allard
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Alexis HK (I)
Alexis HK, de son vrai nom Alexis Djoskhounian, est né en 1974 et enregistre depuis 1997.
Une belle écriture, des textes mordants, un jeu sur les codes de la chanson traditionnelle...
C'que t'es belle
C'que t'es belle quand j'ai bu,
je regrette de n'avoir pas fait d'autres abus
tellement t'es belle quand j'bois.
Les gens qui s'occupaient de la santé publique
ont crié au scandale quand je leur ai dit ça.
Je les invitais donc à venir très vite
participer à cette expérience avec moi.
Une fois que nous eûmes effacé toute forme
de modération, nous fûmes en émoi
de constater qu'au lieu de ces vilaines formes
étaient nées les courbures les plus belles qui soient
...
Les affranchis (le clip, avec une belle brochette de chanteurs et chanteuses)
...
Je porte sous mon suaire un complet gris clair
Et les fils de soie recouvrent ma carcasse
Avoir l'art et la manière de quitter la Terre
Pleuré par la mamma et touché par la grâce
Et mon âme libérée retourne dans la Lune
Les étoiles ont trop la classe
Et je restitue mon corps sans rancune
Aussi loin que me mène mon chemin dans l'univers
Transporté par des airs de gangsters
De la chanson française d'après-guerre
Wapitam pam papwé, zipam pam pam pam, pam papwé
Wapitam pam papwé, twidibiwap idiwo, na twidibiwap idiwo
Eh eh oh wé !
10:35
Écrit par éric allard
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01.09.2010
Chaos Calme de Sandro Veronesi
« Comme dans l’âme de tous les enfants du monde »
Le narrateur, Pietro Paladini, directeur d’une chaîne de télé privée, sauve une femme de la noyade le jour où sa compagne meurt d’une rupture d’anévrisme. Cela se passe à la fin des vacances. Le jour de la rentrée, Pietro Paladini accompagne sa fille de 10 ans et décide de rester devant l’école. Il y restera plusieurs mois, trouvant là, près de sa fille, l’occasion de maintenir sa douleur à distance. Pendant ce temps-là, la société qui l’emploie s’apprête à fusionner avec une autre, les plus hauts cadres de l’entreprise sont bouleversés et viennent confier leurs doutes, leurs souffrances auprès de Pietro qui les reçoit dans son véhicule ou aux abords du petit square où il a élu domicile durant la journée.
Pietro comprend vite, à la lecture d’un mail, qu’il n’a pas rendu sa compagne tout à fait heureuse mais il renonce vite à pousser ses investigations dans cette direction, et le livre ne tombe pas dans cet écueil qui eût consisté, à la faveur de l’après décès, à analyser sa vie de couple de fond en comble : il décide somme toute de la laisser dans l’état où elle a été arrêtée lors du drame. Un des moments forts du récit rapporte les retrouvailles, fortement sexuées, de Pietro avec la femme à qui il a sauvé la vie.
Il faut attendre la toute fin du récit pour mieux comprendre le sens de sa longue station à cet endroit, que le personnage de Pietro, jusque là un peu froid, révèle toute son humanité. Le titre fait référence au chaos calme qui règne en permanence, d’après le narrateur, dans l’âme de tous les enfants du monde. Après une entrée en matière menée tambour battant, le sauvetage (inspiré d’un épisode réel dont l’auteur a été l’acteur), il faut reconnaître que le roman n’atteint que rarement par la suite un tel sommet d’intensité.
Le film a donné lieu à une adaptation cinématographique avec Nanni Moretti dans le rôle de Pietro.
09:32
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30.08.2010
La Belle-mère dure n°16
La 16ème livraison de La Belle-mère dure est en ligne!
Le trio Dejaeger-Ellyton-Querton a encore frappé!
Ultime lecture avant la rentrée?
Au sommaire :
Éric Allard
Nicolas Brulebois
Éric Dejaeger
John F. Ellyton
Thomas Grison
Fabien Marzuolo
Claude Romashov
Thierry Roquet
Denise la Crémière.
http://storage.canalblog.com/33/35/471513/56469206.pdf
11:00
Écrit par éric allard
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29.08.2010
Red Dead Redemption
Samedi j’ai joué toute la journée à Red Dead Redemption. J’avais trucidé quelque deux cents bonshommes mais je n’en avais pas assez, je voulais mettre ma force phénoménale à l’épreuve du réel. Je suis allé en discothèque où j’ai cherché noise à quelques gars mal gominés. Mal m’en a pris car l’un d’eux m’a filé un gnon pas possible, deux sorteurs tout en muscles m’ont jeté dehors à coup de pieds dans les reins, une bande d’encapuchonnés m’a roué de coups de poing et j’ai croupi dans le hall pisseux d’un immeuble de cité jusqu’au matin. J’ai péniblement rejoint mon domicile où, courbaturé, gémissant, suintant de partout, j’ai liquidé encore une bonne centaine de cowboys sur Red Dead Redemption.
14:18
Écrit par éric allard
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28.08.2010
Les combats d'Aragon, par Denis Billamboz
Les combats d’Aragon
Aragon est vénéré pour le grand poète qu’il a été, chanté par les plus grands artistes, notamment Léo Ferré, mais beaucoup moins pour sa prose qu’il a exercée quand il était journaliste et quand il s’est adonné au roman pour mieux mettre en scène les combats qu’il conduisait. Aragon était, un homme de gauche, un pacifiste, le massacre de la jeunesse d’une nation pour le profit de quelques uns l’horrifiait particulièrement. Mais Aragon était aussi un grand amateur de femmes et quand il couvre, pour le compte d’un journal, le Congrès pour la paix de Bâle, en 1912, et qu’il en fait le récit qui ne paraitra qu’en 1934, il construit son œuvre autour des femmes qu’il a connu à cette époque. Un texte pour mieux comprendre l’homme qui se cache derrière le poète, le combattant de la cause des démunis et des défavorisés, l’ami des femmes qui combattent pour leur libération.
Les cloches de Bâle
Louis Aragon (1897 – 1982)
« Les cloches de Bâle » est le premier élément d’un cycle de trois volume intitulé « Le monde réel » dans lequel Aragon affirme et démontre son appartenance au mouvement réaliste et plaide pour la cause de ceux qui sont exploités et massacrés. Ce premier ouvrage est « animé » par trois femmes Diane, Catherine et Clara. Diane c’est une survivance de l’aristocratie qui n’a plus que ses titres et les ruines de son château à monnayer pour conserver son train de vie et pouvoir paraître encore et attirer l’argent des autres. Mais, à ce petit jeu où l’on court la dote, on risque de tomber sur un parti pas forcément recommandable.
Et, après cette première partie, Elsa lui dit : « Et tu vas encore continuer longtemps comme ça ? » Et le changement fut radical. L’immoralité romantique de Diane devint l’amoralité anarchiste de Catherine, jeune géorgienne mal aimée par sa mère qui lui préfère sa sœur aînée sur qui repose l’espoir de faire un beau mariage qui sauvera la famille des aléas des virements envoyés trop irrégulièrement par le père qui prospecte le pétrole à Bakou. Frustrée par sa mère, Catherine fait très tôt connaissance avec le prolétariat, ses conditions de vie et ses luttes. Elle assiste même, impuissante, à une répression sanglante d’une grève des horlogers de Cluses qui laisse des morts sur le carreau, marque définitivement sont esprit et lui fera chercher refuge auprès des anarchistes. Mais la maladie incurable, hypothéquant sa vie à brève échéance, et des suicides dans son entourage la rendent encore plus dure et plus volontaire dans son combat pour défendre les femmes. « Elle aurait des amants tant et plus. Ce n’était pas la mort qui pouvait la dégoûter de la vie. Et chaque minute de ces deux ans-là serait un défi à l’ordre qu’ont inventé les hommes. » Mais au moment où elle est tentée de fuir sa propre vie, survient Victor, le vrai prolétaire qui a connu toutes les misères, qui milite au sein des syndicats et du parti socialiste et qui participe activement à la grève des taxis de 1912 où il l’entraîne. Mais désabusée par les manigances et autres manipulations des affairistes, responsables politiques et autres personnages influents, elle se retire dans sa villa de Berck d’où elle suit le conflit avec attention. Aragon donne de celui-ci un compte-rendu très détaillé avec toutes les explications nécessaires pour bien comprendre toutes les manipulations des patrons et des gouvernants pour laisser pourrir ce conflit qui s’emmêle dans les exploits de la bande à Bonnot et dégénère dans la violence la plus confuse.
Clara qui n’est autre que la fameuse Clara Zetkin, n’intervient que dans l’épilogue qu’elle éclaire de ses yeux magnifiques qu’Aragon chante comme il a chanté ceux d’Elsa. Dans cet épilogue qu’il consacre au Congrès pour la paix de Bâle en 1912, il montre toute l’impuissance des militants de la cause de la paix malgré leur forte mobilisation, leur motivation, leur foi en leur cause et le lyrisme de Jaurès qui en appelle à Schiller « j’appelle les vivants, je pleure les morts et je brise les foudres » mais il sera la première victime des va-t-en guerre. Dans cet épilogue, le prosateur rejoint le grand poète et se lance dans un vaste réquisitoire contre ceux qui ont voulu la guerre et assassiné des millions de jeunes gens qui ne demandaient qu’à vivre. Peut-être est-ce le regard de Clara mais cet épilogue est aussi un plaidoyer à l’égalité des sexes que le socialisme devrait assurer.
Bien difficile de tirer une leçon de ce livre sans avoir lu les deux autres titres de ce cycle mais si le prosateur Aragon n’est pas aussi brillant que le poète, il a tout de même un style assez remarquable surtout quand il quitte la plume du journaliste pour prendre celle du militant en colère. Quelles pages de lecture dans l’épilogue ! Toutefois, avant d’en arriver à cet épilogue, le style paraît un peu trop policé, trop respectueux du lecteur et des règles, trop séducteur pour traduire la brutalité et la vulgarité qui baignent ces grèves et les répressions qu’elles provoquent. Ce roman n’est pas écrit pour faire vivre des grands personnages romanesques mais pour nous convaincre que la cause qu’Aragon défend est la seule qui puisse permettre à l’humanité de vivre en paix et en harmonie entre les peuples et entre les sexes. Sa connaissance des événements, de toutes les affaires et toutes les combines montées en coulisses qui expliquent les diverses exactions qui conduiront au premier grand conflit mondial, est si impressionnante qu’elle alourdit un peu le livre par la montagne de détails qu’elle déverse tout au long du récit. Malgré la défaite, les trahisons, les magouilles et toutes les infamies que le monde a connu au cours de ce prélude à la guerre et même jusqu’à la rédaction de cet ouvrage paru en 1934, Aragon garda l’espoir et la foi en l’homme debout qui combat pour la cause des justes et à Bâle « les cloches parlaient de cela aux nuages. »
Mais le poète savait :
Déjà la pierre pense où votre nom s’inscrit
Déjà vous n’êtes plus qu’un mot d’or sur nos places
Déjà le souvenir de vos amours s’efface
Déjà vous n’êtes plus que pour avoir péri
Et, Léo Ferré l’a chanté « Tu ne reviendras pas »
« Fixer la pensée avec des mots m’est naturel comme respirer. »
« C’était son premier coup de pied dans le cul ; il venait de faire connaissance avec le prolétariat. »
« Une abomination comme toute cette comédie de vertu et d’honorabilité qui m’entoure et me fait horreur. Une abomination comme tout votre monde, vos mensonges, vos conventions. »
« … le plaisir qu’elle avait d’un homme ne pouvait lui en cacher la vie, les idées, l’asservissement social. »
« Cette quête d ‘autre chose que soi-même qui l’avait poussée à des hommes plus différents que les jours de l’hiver à ceux de l’été. »
« Elle aurait des amants tant et plus. Ce n’était pas la mort qui pouvait la dégoûter de la vie. Et chaque minute de ces deux ans-là serait un défi à l’ordre qu’ont inventé les hommes. »
Henri Bataille : « Un jour viendra ou des hommes nouveaux liront mes œuvre avec des yeux dessillés. Ils verront combien j’ai haï le navire qui m’emporte, et comme dans la voilure j’appelais le naufrage et comme les feux des diamants ne m’ont jamais distrait des étoiles ! »
« Rockefeller, cher ami, nous ne pouvons d’ailleurs pas le laisser tomber. Franchement. Avez-vous vu ce qu’il vient de faire ? 55 000 francs envoyés à la France pour acheter à Dôle, je crois, la maison natale de Pasteur ! »
Denis Billamboz
12:42
Écrit par éric allard
dans Chroniques de Denis BILLAMBOZ |
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26.08.2010
L'aura sale
J’ai porté mon aura à nettoyer. Ces derniers temps elle avait été attaquée par la pollution environnante, des formes-pensées négatives, des résidus psychiques, des débris émotionnels, des rayonnements de toutes sortes. Tout ça formait un nuage de poussière au-dessus de mon champ énergétique, réduisant mes facultés d’action, provoquant jusqu’à une perte d’alignement de mes corps subtils. Les détergents d’usage courant ne donnaient plus rien. Depuis son passage au pressing, mon aura brille à nouveau, comme une auréole. Ma voisine de palier, mon chef, mes subordonnés veulent s’y frotter. Mon prêtre, mon médium, mon psy en sont jaloux. J’ai peur qu’à force ils ne salopent mon aura avec leurs vilaines ondes, ce serait dommage d’autant plus qu’un récurage d’aura aux élixirs floraux ça coûte bonbon
11:53
Écrit par éric allard
dans Des vies minées de songes |
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25.08.2010
Bière & littérature
Une page de citations avec de la bière: d'Arto Passilinna à Véronique Ovaldé en passant par Jean Echenoz, Jim Harrison, Paul Auster, Amos Oz, Haruki Murakami...
http://christian.seon.free.fr/Biere&Litterature/Biere...
Sur le même sujet: La bière la plus chère du monde est... hennuyère.
http://www.rtbf.be/info/regions/mons/la-biere-la-plus-che...
Chanson: Les bières aujourd'hui s'ouvrent manuellement / Miossec
http://www.youtube.com/watch?v=-1fx2EQv3Xc
18:29
Écrit par éric allard
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24.08.2010
Surrender / Anna Calvi + Elvis
http://www.myspace.com/annacalvi
Pour les nostalgiques de la version originale (1961) et des films avec Elvis:
18:22
Écrit par éric allard
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Du neuf sur Espèces de math
- A quoi servent les maths?
- La bosse des maths: réalité ou fiction?
- Benoît Mandelbrot et les fractales, un exposé de 17 minutes du mathématicien
- Mathématiques Shadoks
- Le site de Pi
- La water-proof du théorème de Pythagore
- Des mathématiques en poésie : d’Arnaut Daniel à Jacques Roubaud en passant par Gaspard Monge et quelques autres...
- Origine des symboles mathématiques
- Les limites à une blonde
...
10:37
Écrit par éric allard
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22.08.2010
Au cirque
Samedi soir, je suis allé au cirque. J’avais emmené mon chat qui a été vexé de voir ce qu’on peut faire faire aux tigres. Tout le week-end, il m’a tiré la tête. Dimanche prochain j’avais prévu de le conduire au delphinarium mais je pense que je m’abstiendrai.
16:23
Écrit par éric allard
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21.08.2010
En vrac, quelques lectures de cet été, par Philipppe Leuckx
L'aubaine
Rose-Marie François, poète, rhapsode, traductrice, poursuit sa quête romanesque. Après « La Cendre » et « Passé la Haine », voici une fiction qui prend appui sur l'Histoire et la famille.
39-45, les Camps, la Dé portation ont laissé des traces dans le vécu d'une famille alsacienne, qui se retrouve à l'occasion d'une célébration d'anniversaire. La mort du patriarche est l'occasion d'un retour vers ce passé douloureux. Les portraits féminins sont particulièrement soignés et on sort de la lecture avec l'impression que l'histoire ne s'achève jamais, que ses marques sont aussi profondes que les liens d'une famille. On en sort meurtri, blessé. Peut-être libère-t-elle certaines tensions...
Le style est précis comme une broderie et l'on sent, à plus d'un détour, que la romancière est aussi poète. Etait-il besoin, en revanche, de s'autociter dans les traductions de poèmes allemands?
(Luc Pire, 2010)
La femme gelée et Se perdre


A suivre Ernaux, depuis un bon bout de temps, on se familiarise avec les thèmes - l'acuité psychologique pour dénouer les gros noeuds des relations homme/femme -, avec le style très incisif, très elliptique, avec nombre de phrases denses comme des poignards.
Entre les deux livres, distants de vingt ans, la même perspective d'écriture : comment se dire, rappeler le vécu, l'analyser, en faire ce compte rendu aussi vif et aigu.
Dans « La femme gelée », Ernaux rameute les insatisfactions que la vie conjugale a vite mises sur sa route. Son désir de liberté a vite chopé contre les contraintes ménagères, contre les poids de la vie quotidienne, insidieux.
On admire Ernaux pour sa lucidité, l'éclairante volonté de tout dire.
« Se perdre » relate une passion dévorante. Un diplomate russe et la narratrice entament une relation ponctuée de rendez-vous, d'attentes, de désirs, pas toujours satisfaits. Il est coureur, il a sûrement d'autres liaisons. Il n'est que de passage et elle, s'investit pleinement jusqu'à ressentir manques, bleus à l'âme. La nudité du propos, le caractère cru de la relation, les affres d'une vie qu'il faut tenir policée devant les autres – comme une figuration – montrent à quel point Ernaux sait dire l'indicible qu'on cache trop souvent. Elle sait qu'elle se perd et ce journal retranscrit en récit sans recours à la récriture est d'une effroyable réalité. Le temps a dévoré la relation et l'amant, qui ne venait qu'aux rendez-vous fixés par lui, s'en est allé, dominateur, pitoyable. Elle a l'écriture, le style pour échapper au vide et aux rancoeurs trop faciles. Ernaux écrivain ne se perd pas.
(Gallimard, 1981 et 2001 – disponibles en Folio)
Les années perdues
L'écrivain italien Vitaliano Brancati tôt disparu (à moins de cinquante ans, à Turin en 1954)) est sans doute plus connu pour « Le Bel Antonio ».
Il écrit en 1934 – qu'il publiera en pleine guerre – ce roman qui s'articule autour d'un groupe de jeunes vitelloni, à Nataca – transparente Catane - , qui veulent partir pour Rome, et n'en demeurent pas moins jusqu'à l'âge de quarante ans, dans leur ville natale, englués dans de vains projets.
L'incisif Brancati brosse des portraits terribles de ces jeunes et de leurs ambitions, sans cesse revues à la baisse. Tel se voulait architecte, tel poète, tel autre....Bonimenteurs...Et l'arrivée d'un créateur d'une Tour touristique va solidifier encore plus ces faux destins... L'amertume d'un jeune romancier de 1934 devant le monde est saisissante et l'on sort de ce roman de jeunesse aussi mélancolique , un peu à l'instar du « Professeur » de Zurlini...L'à-quoi-bon règne en maître.
(Livre de poche 3311)
Cinq matins de trop
En 1960, Kenneth Cook écrivit ce roman hallucinant d'une déchéance. Un jeune instituteur australien, perdu dans un bled, se donne des vacances. Il veut aller à Sydney, n'y arrivera jamais, englué lui aussi dans une petite ville de jeux, de chasseurs « à la con », de pubs...
Sans le sou, de dérive en dérive, entre les infectes occupations de gens croisés, John va de périphérie en désert...Le constat est effrayant et le rêve réduit à sa plus simple expression : NEANT.
Sartre est passé par là et l'immonde réalité a pris toute la place.
Voyage dans la réalité sordidissime, oui.
(Livre de poche 31785)
L'inaperçu
Sylvie Germain et les Bérynx, une famille à la Mauriac, avec les noeuds de vipères, les non-dits, les règlements de comptes. Un Père Noël entre dans une famille pas faite pour lui, où il ne peut avoir sa place – prise par un fils défunt, mort dans un accident de la route. Le patriarche règne en maître sur sa smala. Sa belle-fille a, pour lui, déchu. Et que sait-on jamais des gens? La leçon romanesque de Germain se donne ces ambitions-là : on fréquente des personnes, on ne sait qu'une pauvre parcelle de leur vie. Pierre, le Père Noël, croisé un jour par Edith la veuve; était de ceux-là, inaperçus...
Très beau roman familial, psychologique, profond comme cette écriture insinuante, précise, qui empoisonne le coeur du lecteur par son emprise secrète et sûre.
(Livre de poche 31749)
Le cordonnier de la rue triste
Sabatier nous revient avec ce très beau roman, sans âge. Avec cette chronique douce amère d'une petite rue parisienne, récit attendri à l'heure « boche » de ses habitants, campés vigoureusement par le romancier, attentif à restituer une époque, des morales et des gestes . L'artisan, les petites « gens » comme dirait Ferré, des bistrots et des quartiers, trouvent ici de beaux blasons romanesques. On retrouve intact le talent de l'auteur des « Noisettes sauvages » pour évoquer les sursauts humanistes devant l'injustice, la haine, l'occupation forcée. Autour du cordonnier de la rue triste, à plus d'un titre blessé par la vie, la petite bande d'amis fidèles, Paulo, le Rouquin, Rosa la rose en Marie-Madeleine courageuse, la bistrotière, les résistants ordinaires de l'ombre, tant d'autres figures lumineuses d'une rue sombre au creux sombre des jours sombres de la guerre...
Le récit est savoureux, légèrement mélancolique – la griffe du romancier – et l'on sent d'autant plus l'implication de son auteur qu'il fit lui-même, Robert, partie d'un réseau de résistants de Haute-Loire. Et c'est avec humour et un brin de nostalgie aussi que ses interventions d'auteur au plein milieu du livre doivent être lues. Un bien beau livre.
(Albin Michel, 2009)
Philippe Leuckx
11:17
Écrit par éric allard
dans Chroniques de Philippe LEUCKX |
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Magazine en ligne des editions Asteline
LA SUITE ICI >>>
10:52
Écrit par éric allard
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19.08.2010
Perfume genius / 2 titres
"A peine le dénommé Mike Hadreas - alias Perfume Genius - avait-il embaumé, il y a quelques mois, internet des premières effluves fragiles de son répertoire qu'apparaissaient déjà quantités de reprises de Learning ou de You Won't B Here.
Un phénomène d'adhésion immédiat qui tient beaucoup à l'impression familière, à la résonance intime que ces chansons de presque rien parviennent à créer. Il y a là sans doute une magie que l'on ne rencontre pas tous les jours, et dont les dernières visites remontent à Elliott Smith, au mieux à Sufjan Stevens.
Telle la flamme vacillante d'une bougie qui illuminerait plus que mille ampoules, l'album Learning possède l'étoffe dentelée d'une collection de demos réchappées du fond des âges. Le piano est branlant, le son accidenté, le chant engourdi autour de mélodies qui, chez d'autres, auraient visé les premières marches du nirvana pop et se contentent, chez lui, de moins glorieux strapontins.
De ce défaut assumé de moyens, ce jeune imprudent de Seattle a tiré une profitable vulnérabilité, un souffle comme il n'en existe plus à l'heure où les disques en chambre affichent la même assurance que les superproductions." Les Inrocks
Mr Petersen
You won t be here
10:44
Écrit par éric allard
dans Les belles chansons |
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18.08.2010
rien à dire
rien à dire pour la défense de horizon
qui guillotine les trop longs paysages
pour autant
que les images de ton corps tombent
dans la sciure du couchant
11:57
Écrit par éric allard
dans Buée d'oiseau ivre |
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17.08.2010
Trio Tzane / Sedenki
Un trio, formé en 2007 à Paris, de jeunes femmes, une Française, une Turque et une Grecque. Elles sortent un premier album de chants traditionnels, Gaïtani
14:38
Écrit par éric allard
dans Les belles chansons |
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16.08.2010
Art Inconnu
Un beau blog consacré à des peintres oubliés, sous-appréciés ou peu connus des siècles passés, classés par pays.
13:46
Écrit par éric allard
dans Art |
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15.08.2010
Michel Drucker
Samedi soir, j’ai décidé de changé de vie. Mais pour quoi, pour qui. Après un dimanche entier de réflexion, j’ai choisi de poursuivre celle que j’avais commencée. Je n’étais pas sûr dans une autre vie de continuer à voir Michel Drucker à la télé.
18:06
Écrit par éric allard
dans Les petites fictions du samedi soir (et du lundi matin) |
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14.08.2010
Barbara / Götingen (1966)
21:51
Écrit par éric allard
dans Les belles chansons |
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Un peu de littérature juive, par Denis Billamboz
Un peu de littérature juive
La littérature juive a souvent le don de m’agacer un peu tant les textes sont verbeux, et parfois même un tantinet larmoyants, mais je pardonne vite à ces auteurs car ils font presque toujours preuve d’une immense culture et d’un grand amour pour les arts, la littérature et la musique en particulier. Et, aujourd’hui, je voudrais vous présenter un livre de Cynthia Ozick qui m’a certes un peu irrité mais qui fait tout même preuve d’un grand sens de la narration, elle fait partie de ces écrivains juifs américains qui ont imposé cette école littéraire avec Chaïm Potok, Gertrude Stein et bien d’autres. J’y reviendrai dans une autre édition. Pour compléter ma publication de ce jour, je vous parlerai de ce jeune écrivain néerlandais, Arnon Grunberg, qui promet beaucoup.
Un monde vacillant
Cynthia Ozick (1928 - ….)
J’ai surnagé dans le flot verbeux de ce gros roman typique de la littérature juive qui inonde les pages de son vocabulaire savant, un peu trop parfois, mais qui ne bouillonne pas comme chez de nombreux autres auteurs. Ce flot stagne et croupit dans un huis clos familial où la famille Mitiwisser qui a échoué en Amérique pour échapper à la vindicte nazie, totalement déracinée, a perdu tous ses repères et sombre progressivement qui dans la folie, qui dans la fossilisation, qui dans le néant, qui dans la fuite, chacun à sa manière selon son tempérament. « Nous mangions et dormions sur une île, nous étions des naufragés ».
C’est un livre sur le déracinement qui engendre la perte de la raison d’être où seule la peau qu’on a sauvée subsiste. C’est aussi la perte de l’identité et l’altération de la personnalité. La mère brillante physicienne qui tutoie les prix Nobel de l’époque, chassée de son laboratoire, « expulsée de l’histoire de l’électron », n’est plus rien, le père exégète reconnu se fige dans son passé pour échapper à la réalité, un fils vit une vie qui n’est pas celle qu’il croit être, la fille qui soutient toute la famille, s’évade vers un avenir inconnu et l’ami, mécène de la famille, fuit le personnage qu’il est et que son père a transformé en héros de livre pour enfants. Et, au milieu de tout ça, Rose vit une vie d’éternelle refoulée qui cherche un peu d’affection et un sens à donner à son avenir.
J’ai eu du mal à rentrer dans ce livre qu’on ne peut qualifier de baroque car il est carrément rococo tant il est surchargé d’éléments pas forcément nécessaires au bon déroulement du récit. Par ailleurs les personnages sont tout de même peu probables et le scénario guère plus crédible, certaines incohérences m’ont même un peu agacé. Et puis, pourquoi faire 400 pages pour arriver à un dénouement très prévisible qu’on voit venir depuis un bon moment. Mais, j’ai un petit faible pour ces grandes histoires juives empreintes d’une grande culture et nourries au sein de l’histoire.
L’oiseau est malade
Arnon Grunberg (1971 - ….)
« L’Oiseau est malade », l’Oiseau va mourir ! L’Oiseau c’est la femme de Beck mais ils ne sont pas mariés. Ce « n’était pas seulement sa femme, c’était aussi sa sœur, sa mère, sa tante, sa grand-mère, sa meilleure amie, son enfant. » Mais, avant de mourir, l’Oiseau veut épouser un demandeur d’asile pour faire une dernière bonne action ? Peut-être, mais peut-être pas seulement car Beck: « tu ne m’as pas touchée depuis quatre ans. » Et, Beck raconte l’histoire parallèle de ces deux êtres si différents mais inséparables qui mènent chacun une vie libre et indépendante, elle chercheur et lui écrivain raté qui « est là pour voir vivre l’Oiseau c’est sa raison d’être ». Beck se souvient aussi qu’ils étaient en Israël, à Eilat, quand elle observait les animaux dans le désert pendant qu’il hantait le bordel du coin. Et l’histoire de cet exil va revenir comme l’annonce de la déchéance de leur couple, mué en trio, qui emprunte le chemin du calvaire de l’Oiseau.
Dans ce long récit touffu, dense, improbable et tortueux, Grunberg évoque toute la vacuité de l’humanité où tout n’est qu’illusion. « Quand, …, on a démasqué non seulement toutes les illusions de la politique, mais aussi celles de l’amour, de la famille et de Dieu, de l’art et de la méditation, et qu’on a dû les condamner, …, on a démoli toutes les certitudes de l’humanité… ». Et même si en contrepoint au désespoir nihiliste de Beck, L’Oiseau déploie une charité christique qui confine à la pitié, partageant même des instants d’amour avec des rejetés de la société ou des amochés des accidents aveugles qui ensanglantent les rues d’Israël.
Je ne savais plus comment Arnon Grunberg étais arrivé dans ma liste d’auteurs à lire, je ne savais plus rien de lui quand j’ai commencé la lecture de ce bouquin et après avoir lu une centaine de pages, j’ai eu l’impression de reconnaître ce type d’écriture ressassant, rabâchant, revenant sans cesse sur les mêmes constats, les mêmes arguments, de peur que le lecteur n’ait pas bien compris toute la portée de la démonstration. Et, j’ai retrouvé la filiation de cet écrivain dans la littérature israélienne et plus particulièrement à travers David Grossman et « Le livre de la grammaire intérieure » et, à un degré moindre, peut-être, à travers Yeoshua Kenaz dans « Retour des amours perdues ». Et, j’avais bien remarqué Grunberg dans un article consacré à la littérature juive par le magazine « Lire ».
« Dans ce roman génial, d’une virtuosité et d’une intelligence rares », je n’ai pas trouvé tout ça, tout ce que la quatrième de couverture promet. Certes, c’est l’œuvre d’au auteur très cultivé, doué pour la littérature mais qui, à mon avis, en fait trop, les fameux « chargeurs réunis » de cet ancien chroniqueur de la télévision suisse. Il veut mettre trop de choses dans un seul livre et ses personnages deviennent tout fait impossibles mais il parvient tout de même à les rendre attachant malgré le nihilisme ambiant qui colle jusqu’au bout des doigts poisseux comme une barquette que le Thaïlandais leur vend pour leur dîner à Göttingen que Barbara a si bien chanté :
Nous, nous avons nos matins blêmes
Et l’âme grise de Verlaine,
Eux, c’est la mélancolie même
À Göttingen, à Göttingen.
Denis Billamboz
09:45
Écrit par éric allard
dans Chroniques de Denis BILLAMBOZ |
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13.08.2010
Mauvais penchant
Mon écriture penche. Vers le bas. Et mes mots se retrouvent méchamment entassés sure côté droit de la feuille. Il y a des accidents, des mots écrasés, des mots morts, des disparitions de mots. Et pour les destinataires de mes écrits, pauvres lecteurs, une impossibilité totale de me lire. J’ai bien essayé de redresser la barre mais je versai alors dans l’excès inverse : mes mots se retrouvaient bloqués de l'autre côté, au bas de la montée vers un sens improbable. Et de nouveau des accidents sans nom, des mots morts, des disparitions de mots. Finalement j’ai laissé tomber toute velléité d’écrire. Personne ne s’en plaint et, au moins, j’épargne aux mots une fin horrible.
12:59
Écrit par éric allard
dans Des vies minées de songes |
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11.08.2010
Morcheeba / Even though
20:05
Écrit par éric allard
dans Les belles chansons |
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10.08.2010
La pelouse
Je marche sur la pelouse de ton passé
en prenant bien soin
de ne pas piétiner tes souvenirs.
09:33
Écrit par éric allard
dans Buée d'oiseau ivre |
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09.08.2010
Charlotte Gainsbourg / L'un part, l'autre reste
Musique: Frédéric Botton ; paroles: Nathalie Rheims
La version de Sylvie Vartan:
19:22
Écrit par éric allard
dans Les beaux films, Les belles chansons |
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08.08.2010
La baleine à bosse
Samedi soir, j’ai invité une baleine à bosse à dîner. Une pleine cuve de crevettes et de harengs. J’avais fait de l’espace dans le salon mais malgré cela mon invitée fut à l’étroit. Quand elle a claqué de la grande nageoire, j’ai cru que l’immeuble allait s’effondrer. On a beaucoup parlé de l’avenir de nos espèces respectives, de la saison des amours qui n’avait pas tenu ses promesses, de nos amas de graisse, je lui ai lu des passages de Moby Dick. Enfin elle a chanté abondamment pour me remercier, ça tombait bien, mon voisin du dessus répétait sa scie musicale. Seul embarras de la soirée, la baleine s’est trouvée en manque d’oxygène, elle n’avait pas prévu de rester si longtemps. J’ai dû dare-dare la ramener à l’eau, ce qui ne fut pas une mince affaire. On a prévu de remettre cela l’année prochaine. Cette fois, c’est elle qui m’invitera sur son baleinier.
11:25
Écrit par éric allard
dans Les petites fictions du samedi soir (et du lundi matin) |
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07.08.2010
PRANZO DU FERRAGOSTO de Gianni di Gregorio, par Philippe Leuckx
VU AU CINE-CLUB DE MA RUE "PRANZO DI FERRAGOSTO" de Gianni di Gregorio
Une petite merveille, en 76 minutes! Comme quoi, sans aucun budget, dans l'aire intime d'un condominio romain du Trastévère (viale Glorioso, 8, rue accolée à l'imposant Ministère de l'Instruction Publique), le cinéaste di Gregorio, né en 1949, a réussi à camper des personnages quotidiens, la veille et le jour d'un 15 août.
Le sujet tient en quelques lignes : Gianni (joué par le cinéaste) , en ces jours de Rome désertée, s'occupe de sa maman âgée.
Le syndic, un ami médecin lui demandent s'il peut accueillir leurs vieilles mères, avec quelques compensations financières, qui tombent bien. Les frais de copropriété sont lourds.
Les voici à quatre dont il a la charge ménagère. Et la chronique croque les aléas et les joies de ces invitations insolites de dernière minute.
La préparation de ce fameux déjeuner nous vaut quelques sorties de l'atmosphère coite, resserrée de l'appartement, où il a fallu loger les visiteuses.
Un petit tour en motorino nous découvre quelques plans d'une ville, presque sans touristes, quelques vues sur une Rome quasi méconnaissable. Un petit détour par une épicerie de quartier, tenue par Bagio, devant laquelle Viking écluse un verre de blanc.
Les personnages de la mère de Gianni, de Tante Maria, de Maria et de Grazia composent une ode à l'amitié, aux accents d'un passé que les vieilles dames veulent ressusciter. Tous les personnages portent leur prénom de la vie réelle, à l'instar de Gianni...
Dans le fil de la comédie italienne des années soixante et septante, un film doux amer sur les difficultés de la vieillesse, les contraintes et les beautés de l'accueil.
Une leçon de cinéma intimiste. Une lumière sur des corridors et des pièces, dans un appartement ombreux et chaleureux.
Beau, vrai, poignant.
Le festival de Venise l'a honoré de trois prix.
(Italie, 2008)
Philippe Leuckx
09:50
Écrit par éric allard
dans Chroniques de Philippe LEUCKX |
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06.08.2010
3 poèmes de Jules Supervielle
Jean Vasca chante "Vivre encore"
Jacqueline Dorian chante "Grands yeux dans ce visage"
James Ollivier chante "Les amis inconnus"
Un blog consacré à Supervielle:
11:14
Écrit par éric allard
dans Les beaux vers, Les belles chansons |
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04.08.2010
La rosée
Sans vouloir te faire mal
j’ai trempé une tige de rose
dans l’eau de l’aube
pour te donner la rosée.
18:27
Écrit par éric allard
dans Buée d'oiseau ivre |
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02.08.2010
Dominique A / 2 titres live
Dominique A à la session acoustique de Le Cargo
Il ne dansera qu'avec elle
Valparaiso
21:11
Écrit par éric allard
dans Les belles chansons |
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