• Maria Tanase et Romica Puceanu

    Maria Tanase est l'Edith Piaf roumaine, morte comme elle en 1963, à l'âge de 50 ans. Chanteuse de la doina, ce blues roumain. Juive, en 1940, elle connaît des démêlés avec le pouvoir en place. D'après Constantin Brancusi, elle terrorrisait ses adversaires en jouant aux échecs nue. (Wikipedia)

    Romica Puceanu fut la grande dame de la musique tzigane en Roumanie. Elle est morte en 1996 dans un accident de voiture à l'âge de 65 ans.


     

  • Dom Labreuil / Tsigane

     

  • La chronique de Ph. Leuckx: Herta Müller / L'homme est un grand faisan sur terre

    HERTA MULLER DER MENSCH IST EIN GROSSER FASAN AUF DER WELT

    L'homme est un grand faisan sur terre.
    Un univers que ce "grand faisan", que cet homme déshérité, en quête d'un peu d'aisance dans un monde de brutes, de brutalités, de misères, de prostitution!
    Ce petit roman est un grand livre. On est en Roumanie, en Valachie, dans une petite communauté de langue allemande, qui ne désire rien tant que connaître l'Occident et sa vie plus douce. Encore faut-il pouvoir s'y rendre. On n'a pas le sou. il faut sans cesse passer par de sombres trafics pour obtenir la moindre chose, le plus petit passeport. La corruption. Le servage d'aujourd'hui : les filles livrent leuir corps pour un rien de consommation. Le meunier livre sa farine aux fonctionnaires à même de lui délivrer le sésame pour l'ouest...
    Un monde. Restitué en phrases courtes. Les ellipses, nombreuses, rendent compte de la vie. On passe d'une conscience à l'autre, le temps d'une incise.
    Le vrai talent de Müller est de nous plonger dans ces petits chapitres (avec un titre qui relève des fables, des contes) d'un livre où le social n'est pas ressassé ni démontré mais décrit au plus juste.
    Les personnages vont quitter une terre ingrate, où le racisme, les difficultés de vivre poussent l'individu à accepter le pire.
    Le titre signale un territoire de chasse, une victime désignée. Avec la pudeur de la distance, Herta consigne une condition : le plus pauvre est "chassé" par ses pairs, par les maîtres d'un destin dont il n'a guère la mesure.
    Un beau livre de compassion.

    Avec Joseph Winkler, Herta Müller (née en 1953), dernier Prix Nobel de Littérature, est un grand nom de la littérature allemande. A suivre.
    Son livre est disponible en folio (nouvelle présentation avec photo).


    Philippe LEUCKX

     

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  • l'histoire va

    l’histoire va

    son cours

    et tu pleures

    sur l’amour

    qui se dissout

    dans le moût

    de nos existences

    prendre garde

    au ciel

    qu’il ne sème

    ses graines

    de pluie

    dans nos draps

    fuir dans les nuages

    avant que la terre

    ne tremble

    prendre l’air

    à bras-le-cœur

    puis mourir

    doucement

    dans tes bras

    marre

    en attendant

    de l’amour

    sans tes bas



  • EIFFEL / À tout moment la rue

    A chacun de nos souffles
    Au moindre murmure des bas fonds
    C'est dans l'air comme un chant qui s'étrangle
    Que d'un pavé de fortune
    Contre le tintamarre du pognon
    A tout moment la rue peut aussi dire non

    ...

    http://www.myspace.com/eiffeltandoori

     

  • Le plus grand poète du monde (V)

    Le PGPM se plaint qu’il y a trop de poètes, des minus qui l’empêchent de rayonner à sa juste mesure. Car les poètes en (mauvaise) herbe cachent les fleurs miraculeuses. Ils ne viennent plus manger dans la main des poètes splendides, se faire botter l’arrière train, prendre des coups de verges et des conseils, pauvre Rilke, pauvre Valéry.

    Tout de suite ils se croient grands, nés grands dans le sein de leurs vers, producteurs de poèmes grandioses et suffisants. Le plus grand poète du monde est amer quand il voit l’avenir de la poésie confié à ces sans-grades, il craint dans ce contexte pour la postérité de son œuvre. Il a raison, c’est moche, et on compatit bien sûr. 

     

     

     

    d'après les propos d'un poète splendide...

  • Gaëtan Roussel / Help myself

    Extrait du premier album solo de Gaëtan Roussel, chanteur de Louise attaque et de Tarmac

  • Les parties de dieu

     

    Elle me disait : « Tu es mon dieu, et je suis ta créature. » Alors, forcément, j’abusais de mes prérogatives. Je lui faisais faire tout et n’importe quoi. Et, à force, elle en prit ombrage. Je passai en quelques semaines du statut de dieu à celui de demi-dieu, quart-de-dieu... puis à celui de simple créature, les rôles s’étaient inversés. Je l’implorais en vain. Même en tant que créature, je ne fis pas long feu. J’étais éteint, je n’existais plus. Je la vois maintenant au bras d’un ange, enfin, son ange: un pauvre type comme moi qui se croit investi de pouvoirs magiques. Moi, vous vous demandez ce que je suis devenu ? Comme tout le monde croyant, le prie-dieu un peu bancal d’une grenouille de bénitier qui, derrière l'autel où elle nourrit sa foi, s'envoie en l'air avec les membres du clergé en mal d'élevation. 

  • Hindi Zahra / Beautiful tango

    Hindi Zahra vient de sortir son premier album

    Le clip réalisé par Tony Gatlif

    http://vids.myspace.com/index.cfm?fuseaction=vids.individual&videoid=102383540

    Un portrait sur leSoir.be

    http://boutique.lesoir.be/hindi-zhara-une-bande-son-finement-agencee-entre-ballades-soul-folk-jazz.html

    Myspace

    http://www.myspace.com/zahrahindi

  • Traction-Brabant n°34

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    Au sommaire du numéro 34 de TRACTION-BRABANT de Patrice Maltaverne:

    Patrick Aveline, Yvan Avena, Fadila Baha, Jean-Christophe Belleveaux, Anne-Lise Blanchard, Marc Bonetto, Héloïsa Helena, Campos Borges, Henri Cachau, Muriel Carrupt, Michelle Caussat, Jean-Marc Couvé, Alain Crozier, Bertrand Degott, Cathy Garcia, Béatrice Gaudy, Delphine Gest, Nicolas Gille, Philippe Guillerme, Joaquim Hock, Patrick Joquel, Gaëlle Josse, Francis Krembel, Alain Lacouchie, Patricia Laranco, Michel L'hostis, Serge Maisonnier, Jean-Louis Millet, Olivier Millot, Saïd Mohamed, Kelig Nicolas, Didier Ober, Jean-Baptiste Pédini, Thierry Roquet, Alain Surre, Michel Talon, Jean-Marc Thévenin. Illustrations de Patrices Vigues and c°.

    10 € pour 5 numéros

    http://www.traction-brabant.blogspot.com/


  • Daniel Charneux invité du Fram


     

    Le 24 février 2010, dès 20h

     

    Histoires aux gens heureux

    Daniel Charneux

     

    Entretien

    Christian Delcourt

     

     

    Né en 1955, Daniel Charneux est romaniste liégeois et romancier. Depuis 1976, il se consacre à l'enseignement du français.

    Daniel Charneux a plusieurs romans à son actif, dont Une semaine de vacances (2001), Prix du Comité des Usagers de la Bibliothèque centrale du Hainaut, Reclyclages (2004). Norma (2006), Prix Charles Plisnier, et encore Nuage et eau (2008) finaliste du Prix Rossel, du Prix Rossel des Jeunes et du Prix des Lycéens.  Avec Maman Jeanne (2009), Daniel Charneux a, à nouveau, été finaliste du Prix Rossel des Jeunes à une voix du lauréat Nicolas Ancion.

    Daniel Charneux a aussi écrit de la poésie, du théâtre, des nouvelles ...

     

     Le site de Daniel Charneux:

    http://www.gensheureux.be/site/

     

    Casa Nicaragua, En Pierreuse, 23, à 4000 Liège

    PAF : 4 €  (2.5 € étudiants et sans emploi)

     

    www.lefram.com


     

     

  • Arnaud Fleurent-Didier / France Culture

    Dans son studio

    À Ce soir ou jamais. + tous les artistes passés à l'émission

    http://ce-soir-ou-jamais.france3.fr/?page=videos-lives&id_article=1883

    Myspace

    http://www.myspace.com/arnaudfleurentdidier

  • La reproduction

    Ici et là, des couples se reproduisent. Rien que de très naturel, me direz-vous. Mais à ce point, que se passe-t-il ? Y aurait-il péril en la demeure ? Je me frotte les yeux : serais-je en train de rêver ? Non, l’odeur, les odeurs sont imparables. Il y a bien coït généralisé, grand barnum sexuel. Je regarde autour de moi : aucune femme n’est disponible ! Plus loin, c’est idem. Mais non. En voici une qui accourt, visiblement dans le même état d’alerte, et aussi physiquement dégradée que moi. Même en ce jour, je n’aurai pas de chance. Allez, j’y vais, c’est pour la bonne cause. J’y prends même du plaisir, c’est normal, on est programmé pour. Au bout du compte, je me suis reproduit, c’était le but, non ? Je peux aller dormir et mourir dans mon sommeil. Mais avant, je dois prévenir mes dix-neuf rejetons que la famille va s’agrandir.

     

     

     

     

    d'après le titre et la pochette du disque d'Arnaud Fleurent-Didier

    http://www.lexpress.fr/culture/musique/la-reproduction-d-arnaud-fleurent-didier_839853.html


     

  • Expos André Navez : derniers jours

    Rappel: André Navez expose à Charleroi.

    À la Galerie Beciani (rue de Montigny, 36) jusqu'au 7 mars.

    À la Maison du Hainaut (Quai de Brabant, 20) jusq'au 26 février.

     

    Voir le reportage que lui a consacré la télé régionale:

    http://telesambre.rtc.be/content/view/7521/166/

  • These New Puritans / We want war + Attack music

    Deux extraits de leur second album.

    We want war

    Attack Music

    http://www.myspace.com/thesenewpuritans

    Le papier des Inrocks à propos de leur dernier album:

    http://www.lesinrocks.com/musique/musique-article/t/1264424340/article/hidden/

  • L'accélérateur de sensations

    J’ai téléchargé un accélérateur de sensations. Ma sensibilité baissait depuis des mois, plus rien ne me touchait. Je ressens déjà les premiers frissons du contentement à la vue des choses qui hier encore m’indifféraient. Tout m’atteint à nouveau, comme dans l’enfance. J’apprécie la vie, le monde. Je jouis de chaque détail. J’ai même des velléités de voyage., c'est dire. Mais c’est trop vif, trop rapide. Je ne sais pas si je supporterai. Je consulte la liste des logiciels de correction, les antivirus du plaisir, les déshinibiteurs de sensations. Voilà, c’est fait, c’est désactivé ! Je  suis à nouveau sans désir, sans réaction. Vous pouvez me parler de ce que vous voulez : nature, femme, musique, littérature : je n’entends plus rien. Rien ne m’intéresse plus que le néant. Comme avant. Comme avant de vivre.

     

  • Massive Attack / Paradise Circus

    Extrait du cinquième album, Heligoland, de Massive Attack, Paradise circus, avec Hope Sandoval.

    http://www.myspace.com/massiveattack

     

  • Chronique de D. Billamboz: Les bannis de la Baltique

    Les bannis de la Baltique

    Attention au choc thermique, pour cette nouvelle lecture, nous quitterons, à regret, la douceur caribéenne pour les rives de la Baltique, et, le bonnet bien arrimé, les bottes solidement amarrées, nous pourrons partir à la rencontre de deux auteurs très différents qui ont tous les deux connus une certaine forme de bannissement. Tout d’abord, Knud Romer, au Dannemark, qui a publié ce joli petit roman dans cette collection que j’aime bien, « Les Allusifs », qui nous rappelle comme il est difficile d’être Allemand dans un pays voisin de l’Allemagne après la dernière guerre mondiale mais peut-être, aussi, que le fameux modèle social nordique a ses limites. Nous rendrons ensuite une petite visite à Arvo Valton pour découvrir un  petit recueil de nouvelles publiés quand l’Estonie était encore une république socialiste et soviétique, ce qui explique toutes les précautions prises par l’auteur pour faire passer les différents messages qu’il a voulu transmettre à travers les situations burlesques, stupides ou cocasses qu’il met en scène. Deux lectures très différentes pour deux écrivains nés dans des pays qui ont tout de même pas mal de souvenirs en commun dans leur histoire même s’ils ont connu une destinée fort différente au siècle dernier.

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    Knud Romer – Cochon d’Allemand

    On ne choisit pas sa famille et le petit Knud, habitant de la ville danoise de Nyköping sur l’île de Falser qui disparait presque à marée montante, a tiré le gros lot à loterie de la vie. Il nous entraine, à travers un livre patchwork, dans la visite de son arbre généalogique qui comporte un grand père paternel qui exerça 36 métiers pour 36 misères, un grand père paternel trop vite décédé suppléé par un hobereau prussien rigide comme la pointe de son casque en guise de parâtre. Mais le personnage central de ce livre, celui qui devrait en avoir le rôle titre, à mon sens, c’est la mère qui connut une destinée extraordinaire et dont le chemin emprunta tous les méandres de l’histoire germanique pendant la période hitlérienne.  Arrivée à Berlin pour faire des études en 1939, elle en fut vite chassée par la répression à l’opposition au Führer et navigua ensuite entre l’Autriche et la Prusse au gré des aléas de la guerre pour terminer celle-ci comme réfugiée de ce qui deviendra l’Allemagne de l’Est après avoir connu les hôpitaux militaires et les camps américains.

    Dans une Allemagne vidée de ses hommes, la mère, Hildegard, s’exile pour trouver un emploi au Danemark où elle fonde une famille et donne naissance au petit Knud. Mais cette nouvelle patrie n’acceptera jamais « l’Allemande » qui sera rejetée et humiliée comme son fils qui sera la bête noire de toutes les écoles qu’il fréquenta, le « Cochon d’Allemand » qui subissait toutes les brimades de la part de ses petits camarades sous l’œil innocent du corps enseignant. « Mère avait été une femme du monde, et la fin de ce monde fut aussi la sienne. »

    Même si partout en France après la guerre, le sentiment anti germaniste prévalut pendant un certain  temps, rare sont les endroits où une telle haine perdura si longtemps avec une telle violence. Et cette intolérance se manifeste à l’écart de tous les « différents », ainsi la fille d’un handicapé subit elle aussi des brimades : «… son père souffrait d’une sclérose en plaque et se déplaçait dans un fauteuil roulant. On se moquait d’elle à cause de cela, et … ils se jetaient sur elle et la tabassaient : son père était un débile ! ». Et si le Danemark n’était pas l’Eldorado que l’on croit ?

    Ce livre traitant du rejet des enfants différents et notamment des enfants nés d’un parent étranger, et qui plus est Allemand, vient peu après « Sang impur » d’Hugo Hamilton, serait-ce symptomatique d’une plaie mal cicatrisée qui se rouvrirait ?

     

    Arvo Valton – Le porteur de flambeau *

    A priori Arno ce n’était pas gagné entre nous car la nouvelle n’est pas mon style littéraire de prédilection et la littérature absurde permet trop souvent à des auteurs en défaut d’imagination de dire n’importe quoi sous prétexte que de toute façon c’est absurde. J’ai donné, et même trop, dans ce genre d’auteurs surtout américains d’ailleurs. Mais toi Arno, ton traducteur a eu la prudence de nous avertir dans son propos liminaire à ce recueil de nouvelles et de nous rappeler que tu avais de très bonnes raisons d’utiliser ce mode de narration pour faire passer tes messages. En effet, « Ce n’est qu’à partir de 1968 qu’Arno Valton tourne le dos au réalisme de ses début et invente un style personnel, fondé sur l’absurde et le grotesque » et qu’ainsi « les nouvelles d’Arno Valton ont joué un rôle considérable dans son pays (l’Estonie) pendant les temps difficiles de la « stagnation », en incarnant, face au régime brejnevien, la liberté de l’esprit et la dénonciation du totalitarisme ».

    Fort de ces précieuses informations, j’ai pu aborder ton recueil avec une plus grande objectivité et j’ai mieux compris ces personnages anonymes qui errent dans un monde indéfini, glauque, souvent nocturne ou sombre pour essayer de réveiller les consciences endormies des masses en butte à une nuée d’interdits ou face à des obligations contraignantes ne laissant aucune place à la liberté. On lit clairement entre les lignes la dépersonnalisation imposée par un régime opaque avec l’aide d’une administration zélée et totalement absurde (La réalité dépasse la fiction).

    Ces nouvelles dénoncent explicitement les diverses carences du système : abrutissement des masses, crise du logement,  suspicion permanente, complexité du système, standardisation généralisée, absurdité administrative, … toutes les tares que dénonçaient déjà le couple Kehayan dans « Rue du prolétaire rouge » dans les années soixante-dix.

    Ta plume se fait parfois plus audacieuse et tu n’écris pas qu’entre les lignes, tu balances aussi, quelquefois, au détour d’un paragraphe quelques bonnes sentences du genre : « Le collectivisme moderne n’a pas que des bons côtés,… », « Leur appartement devait être un refuge, une de ces innombrables cellules de pierre où les individus se retranchent dans leur singularité, séparés par des cloisons standard en béton. »  ou  « Qu’est-ce que vous avez à vous agiter et à jacasser ? Est-ce que les gens n’ont pas le droit, parfois, de faire ce qui leur plaît ? »

    Et que ta plume soit un secours pour la littérature estonienne qui vit des jours difficiles sur un marché très étroit et qui doit mieux s’exporter pour pouvoir exister et susciter la création.

    Denis BILLAMBOZ

    * http://www.viviane-hamy.fr/fiche-ouvrage.asp?O=127

  • Arthur et Izia Higelin

    Arthur H, La chanson de Satie (avec Feist)

    http://www.myspace.com/arthurhigelin

    Izia, Back in townOne Shot Not)

    http://www.myspace.com/iziamusic

    Jacques Higelin parlant (entre autres) de ses enfants

    "Mes enfants sont des artistes, c'est pas le show business."

  • PAN !

    J’ai couvert le dos d’Eglantine

    De fleurs aux effluves salines,

    Mis le feu à son animal.

    Ma caresse le fut, furtive

    Et sa colère, fugitive...

    Rien au fond que de très normâle !

     

    J’aime jouer à la bataille,

    Bien me cacher dans sa broussaille.

    Mais qui parlerait de saucisse

    A dû manger avec tristesse

    Du gras de cuisse de papesse

    Dans un grand silence sans son.

     

    Quoi, on me jetterait la pierre

    Jusqu’au fin fond de l’Angleterre?

    Vite, qu’on m’apporte un miroir,

    Que je leur défonce la fraise

    À grand coup d’images par treize

    Et qu’on n’me dise pas bonsoir !

     

    Fée qui jamais ne sommeille

    Frappe le jour, masque la nuit

    D’un coup de carabine, pan.

    Les ténèbres lèvent le camp !

    Sans lunettes, qu’est-ce, le ciel ?

    Une feuille d’acier trempé

    Parmi les nuages? Et l’oeil

    Pour les percer, de déclarer :

    Mes mots sont balles d’un fusil

    Dont la poudre est de poésie.

     

     

     

    Exercice d'écriture sous contrainte réalisé sur le site Critlib.com il y a quelques années

  • Jacques Higelin / Coup de foudre

    Making of du nouvel album de Jacques Higelin, 70 ans.

    http://www.jacqueshigelin.fr/

    Higelin dans la session live de Libération, Crocodail


     

  • MICROBE: un numéro spécial dames

    Microbe n°58 et son Mi(ni)crobe viennent de paraître... Un duo explosif. Revivifiant à la sortie de l'hiver.

    Au sommaire, rien que des dames....
    P
    ascale Arguedas
    A
    lexandra Bouge
    F
    lorence Boutet
    N
    ilda Cepero
    H
    élène Dassavray
    A
    nna de Sandre
    M
    ireille Disdero
    c
    o errante
    C
    athy Garcia
    I
    sabelle Herbert
    V
    irginie Holaind
    J
    any Pineau
    N
    ancy Quadflieg
    M
    arlène Tissot
    A
    naïs Valente
    J
    asmine Viguier
    Les illustrations sont de Martine Zimmer

    Avec ce numéro, la revue a franchi le cap des 1000 textes publiés.

    Le 24ème mi(ni)crobe, Les oreilles de Charles Bukowski, par Hervé Merlot. Une vingtaine de textes pas piqués des vers sur le ton du dialogue...

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    Tout bon et pas cher.

    L'abonnement qui couvre un an et demi, soit 10 numéros.

    Belgique: 12€ tout compris (ou 17 €, avec les 5 Minicrobes)

    Europe: 17€ (ou 22 €, avec les 5 Minicrobes)

    Pour plus de renseignements, contacter Éric Dejaeger:

    ericdejaeger@yahoo.fr

    http://courttoujours.hautetfort.com/

     

    Mic 58.jpgMinicrobe Merlot.jpg

     

     

     

     

     

     

     

     

     

  • Les belles lettres

    Je les peins, mes belles lettres. En bleu, en jaune, en indigo… Les mots irisés donnent à mes textes la couleur de l’arc-en-ciel. Après l’étincelle de l’inspiration et la petite pluie de l’écriture. Je les plains, mes belles lettres quand, encore toutes humides, elles donnent à mes textes l'aspect de la gadoue. Après l'épreuve de la relecture et la petite neige de l'indifférence.

  • Pierre VASSILIU / J'aime pas l'hiver

    Deux titres méconnus de Pierre Vassiliu

    J'aime pas l'hiver

    On imagine le soleil

    Voir le Skynetblog consacré à Pierre Vassiliu:

    http://pierrevassiliu.skynetblogs.be/

  • Les routes du temps

    Un jour, je suis tombé dans une anfractuosité du temps, les routes du temps sont si mal entretenues… Je me suis retrouvé, enfant, entre mon père et ma mère. Visiblement, le mal était fait, j’étais conçu mais je pouvais encore empêcher la venue de mon petit frère qui a pourri mon enfance et même davantage et que, pour l’heure, je n’apercevais nulle part dans les alentours. Je dis : « J’ai vu maman avec un homme, hier ». Papa commencerait de se détourner de maman à partir de ce jour-là. En répétant la chose, je pouvais espérer rester leur fils préféré et gagner par la suite une vie plus heureuse que celle qui fut la mienne. À supposer que ma grande soeur ne glisse pas dans une anfractuosité du temps, vu l’état des routes du temps…

     

  • Scandinavian Songs: Les nominés sont...

    1.      Anna Ternheim (Suède)

    2.      Jay-Jay Johanson (S.)

    3.      Peter Von Poehl (S.)

    4.      Ane Brun (Norvège)

    5.      Kings of convenience (N.)

    6.      Royksopp (N.)

    7.      Lisa Ekdahl (S.)

    8.      Taken by trees (S.)

    9.      The Tiny (S.)

    10.  Ekterklang (Danemark)

    11.  Emiliana Torrini (Islande)

    12.  Sondre Lerche (N.)

    13.  Frida Hyvonen (S.)

    14.  Bjork (I.)

    15.  The tallest man on earth (S.)

    16.  Sigur Ros (I.)

    17.  Nina Kinert (S.)

    18.  José Gonzales (S.)

    19.  Lykke Li (S.)

    20.  Mum (I.)

    21.  The Hives (S.)

    22.  Bang Gang (I.)

    23.  Promise & the Monster (S.)

    24.  Melpo Mene (S.)

    25.  Olle Nyman (S.)

    26.  Stina Nordenstam (S.)

    27.  Jens Lekman (S.)

    28.  Peter, Bjorn & John (S.)

    29.  Loney Dear (S.)

    30.  Fever Ray (S.)

     

    Vous pouvez les revoir ici:

    http://lesbellesphrases.skynetblogs.be/category/1827995/1/Scandinavian+Songs

     

    On réécoute Summer rain par Anna Ternheim, Ane Brun, Nina Kinert, First aid Kit et Ellekari Larsson (The Tiny)

     

    Bonus: Seoul par Amiina, un quatuor islandais féminin qui accompagne parfois le groupe Sigur Rós

    http://www.myspace.com/amiina

     

    Demain, début d'une nouvelle série: Switzerland songs avec Patrick Juvet, Charles Aznavour, Johnny Halliday, Emmanuelle Seigner (et Roman P.)...

     

  • Les coeurs d'artichaut

    Chaque année, à la Saint Valentin, je me brûle à la flamme de l’amour. J’ai un an pour refaire peau neuve. Les cœurs d’artichaut sont les phénix du potager amoureux.    

  • Les lieux de l'amour

    Quand je traînais, plein d’attention et d’amour, autour d’elle, elle me disait : « Va aimer ailleurs, allez, va ! » Finalement je partis aimer loin d’elle, dans des contrées dont elle n’avait même pas idée. Et, de là où j’aimais autrement, aux antipodes ou presque, un jour, je reçus un mot d’elle. Ou plutôt un signe. Un cœur, un simple cœur dessiné au crayon rouge sur un bristol. Je clôturai mes affaires sur place et rentrai auprès d’elle. Elle m’apprit qu’elle venait d’enterrer son cœur. Elle n’avait plus de cœur mais ce n’était rien, enfin pas grand-chose car elle n’en avait jamais vraiment eu. Mais elle me dit : « Aime moi, allez, vas-y, aime moi comme avant: cela me fera plaisir. » Depuis, je l’aime sans faillir partout où elle va. Un peu en vain, comme on l’aura compris.