• Shame sur moi

    images?q=tbn:ANd9GcRHkbux1P-QORu0PCIifUrKK0Lwk_kWjGVVG2iNGEXvuegON3hAkASamedi soir j’ai voulu m’immoler par le feu pour protester contre l’absence de  gouvernement fédéral sept mois après les élections. Mais shame sur moi, je me suis raté : la crêpe flambée  avec laquelle je m’étais coiffé s’est éteinte au contact de mon crâne étonnamment résistant à l’épreuve des flammes. J’ai vu rouge puis j’ai avalé la crêpe en me repassant les rétros jt de la Rtbf avec les ministres en fonction durant la première guerre du Golfe. Quel bonheur d’avoir alors un gouvernement, une guerre sur le feu, et un présentateur de jt belge * flambant neuf pour 20 ans au moins. Alors j’ai pensé à me laisser pousser la barbe pour, quand elle atteindrait la longueur de celle des chanteurs de ZZ Top, l’enflammer prestement devant une affiche de Rien à déclarer et poster la vidéo de ma performance sur Youtube. J’ai fini par me noyer dans l’Eau de Villée ** et par piquer un somme en rêvant que j’étais un Irakien sans gouvernement depuis plus de neuf mois et sans crêpe flambée, il y a toujours sur terre pire malheur que le sien.

     

    * http://www.psy.be/divers/fr/interviews/interview-francois-de-brigode.htm

    ** http://www.distilleriedebiercee.com/Fr/Di.Degustation.htm

  • Nouvelle vague (III) H. Noguerra / Indochine

    Le clip Tes yeux noirs (1986) avec H. Noguerra, réalisé par Gainsbourg

    http://www.youtube.com/watch?v=WsN9XeEtIa0

    L'aventurier / Helena Noguerra & Louis-Ronan Choisy

    L'aventurier / Indochine (1982)

    BONUS: 3 nuits par semaine (1985, inspiré, paraît-il, par L'amant de M. Duras!) avec orchestre symphonique

    http://www.youtube.com/watch?v=x6Qo2UKPJOY&feature=player_embedded

     


  • Le rouge et le noir + L'histoire d'Henry Esmond, par D. Billamboz

    Essai comparatif

    Pour une fois, je ne vous propose pas un commentaire sur un ou deux livres comme chaque quinzaine, mais, après avoir lu « Le rouge et le noir », j’ai eu envie de dresser une petite comparaison avec un livre de WM Thackeray que j’avais lu quelques mois auparavant. Evidemment, je ne me suis pas lancé dans une grande étude littéraire, j’ai pris seulement quelques thèmes qui paraissent importants dans les deux œuvres et j’ai essayé de préciser les similitudes qui m’étaient apparues lors de mes deux lectures. Ceux qui ont fait des études littéraires plus poussées que les miennes auront peut-être des avis différents et ils seraient les bienvenus. De toute façon, commenter l’œuvre de Stendahl devient un peu acrobatique, tant de choses ayant déjà été écrites sur ce sujet. J’ai donc esquivé l’obstacle pour parler de cette lecture sans en faire un commentaire qui pourrait être comparé à tous ceux que les professeurs proposent chaque année à de nombreux élèves.

    513X478AQ7L._SL500_AA300_.jpgLe rouge et le noir

    Stendhal (1783 – 1842)

    L’histoire d’Henry Esmond

    William Mackepeace Thackeray (1811 – 1863)

    Je voudrais  évoquer la lecture de « Le rouge et le noir » à travers un parallèle avec  le livre de WM Thackeray, « L’histoire d’Henry Esmond », que j’ai lu quelques semaines seulement avant celui de Stendhal. Thackeray  est, selon l’expression de Françoise Estèbe de France Culture « …, avec Dickens son contemporain, le grand romancier victorien, caricaturiste et observateur satirique des mœurs et des hypocrisies d’une époque qu’il pourfend en moraliste et en rebelle. »

    Je n’ai jamais entendu parler d’une quelconque comparaison établie entre ses deux œuvres mais je ne suis pas un spécialiste de cette période et cela a pu m’échapper. Ses deux œuvres ne sont pas vraiment contemporaines mais cependant elles sont  écrites au cours du même quart de siècle : Stendhal publie « Le rouge et le noir » en 1830 et Thackeray livre son ouvrage en 1852.

    Ces deux œuvres ont le même argument : la revanche sur le sort d’un enfant mal né qui veut réussir dans la vie, l’un bâtard, Henry Esmond, l’autre puîné et mal aimé, Julien Sorel. Et les deux constatent très rapidement que leur ambition ne peut se réaliser que par le sabre ou le goupillon. Tous deux feront leurs humanités,  se rapprocheront du clergé et pourront ainsi aborder les personnes d’un rang supérieur en qualité de précepteur. Ce qui leur donnera l’occasion de rencontrer des femmes de grande beauté dont ils tomberont amoureux tous les deux et chacun d’eux rencontrera deux femmes d’âge différent qu’ils essaieront de séduire par leur talent et leur comportement.

    La naissance, l’argent et le talent sont les trois thèmes qu’un jury avait proposés comme question à l’agrégation d’histoire dans les années soixante.  Nous retrouvons ces trois thèmes traités avec une réelle convergence par nos deux auteurs dans ces deux romans. La différence de naissance est, bien entendu, un thème essentiel de l’ouvrage car c’est elle qui contrarie l’accès au pouvoir, à l’argent et surtout à l’amour de la dame aimée et les deux héros n’auront de cesse de faire oublier leur naissance par des actes héroïques ou des comportements remarquables pour faire reconnaître leur qualité et leur mérite. L’argent joue lui aussi un rôle central dans nos deux récits, il est le moyen d’exister, d’appartenir à une classe supérieure ou d’être reconnu comme digne d’intérêt. Les deux héros critiquent son importance et l’utilisation qu’en font ceux qui en possèdent mais font tout  pour, à leur tour, en posséder suffisamment pour s’immiscer dans un milieu que leur naissance ne leur  permet pas d’intégrer et être dignes des dames qu’ils courtisent. Le talent est le seul argument qui leur reste pour assouvir leur revanche sur le sort et ils l’exercent avec adresse et bravoure par les armes pour Henry et par la plume pour Julien.

    41X3WOfVPlL._SL500_AA300_.jpgL’amour qui supporte une bonne partie de l’intrigue de ces deux histoires, est toujours impossible. Il est tout aussi cérébral, calculé, raisonné chez l’un que chez l’autre. Les héros ne semblent pas avoir d’hormones, leur  chair et leur sang n’ont pas leur place dans ces deux romans, seule la raison à ses raisons mais le cœur n’en a guère plus que les tripes !

    Dans ces deux œuvres, il manque de la passion, de la ferveur, de l’intensité dans les sentiments, un peu d’érotisme tant les scènes d’amour sont invisibles, à peine suggérées, et peut-être seulement imaginées par le lecteur pour comprendre le récit. Ces romans ne sont pas assez charnels, les femmes sont très belles mais ne vivent pas, elles paraissent seulement et les hommes n’ont pas d’impulsion, ils calculent. Et pourtant on défaille moultement  dans ces deux histoires.  Comme nous sommes loin encore de Constance Chatterley et de son garde chasse !

    D’autres points de convergence apparaissent à travers le contexte historique et ses intrigues, l’engagement politique des protagonistes et leur participation aux diverses cabales et complots de leur époque respective. Et tous deux portent un regard assez acide sur la société et sur la noblesse qui n’en finit pas de laisser sa place à la bourgeoisie industrielle qui voudrait bien prendre le pouvoir. Mais, s’ils critiquent le comportement de la classe sociale dominante, ils n’en restent pas moins fascinés, comme des papillons, par les lumières de la noblesse.

    En constatant de telles convergences et similitudes, on pourrait se demander si Thackeray a lu « Le rouge et le noir. Mais malgré toutes ces constatations, les deux récits conservent bien des différences notamment celles concernant la personnalité des héros, chevaleresque pour Esmond et plutôt digne de la tragédie grecque pour Sorel.  Ajoutons aussi  que Thackeray a évité de sombrer dans le mélodrame contrairement à Stendhal qui semble y avoir pris un certain plaisir.

    Ce commentaire est bien long, il fait honneur à ces deux romans qui sont eux aussi bien longs et qui n’auraient que peu souffert d’une petite cure d’allègement. D’ailleurs, Stendhal en a conscience car au chapitre XXVIII de son ouvrage, il nous confie : « Tout l’ennui de cette vie sans intérêt que menait Julien est sans doute partagé par le lecteur. » Je ne te le fais pas dire , mon cher !

    Denis Billamboz

  • Nouvelle vague (II): Coralie Clément / Taxi Girl

    Je suis déjà parti / Coralie Clément

    Je suis déjà parti / Taxi girl (1984)

    Genèse de la chanson:

    http://www.youtube.com/watch?v=_M6l5MeUOa4

  • Faire la moue tue.

    Des statistiques menées sur un échantillon représentatif de mille teigneux (dont trois suicidaires) ont montré qu'à terme faire la moue tue. Il est de notoriété publique qu’on peut moue-rire de chagrin. Faire la moue-r tue aussi - le désir. Par contre, faire la moue-ette ne peut que faire chier les autres. Mais n’occasionne que rarement des chutes mortelles (de fiente). Il est alors recommandé de sous-rire, c’est-à-dire de rire sous cape. De rire en sous-traitance, si vous voulez. Ce qui n’empêche pas de rire ouvertement, à gorge déployée, au risque toutefois qu’un plaisantin qui fait la mouette en survolant votre entrain souille votre bouche.

  • Nouvelle Vague (I): Emilie Loizeau / Noir Désir

    "Depuis 2004, Marc Collin et Olivier Libaux travaillent sur le revival de la mode passée de la Nouvelle Vague sous toutes ses formes. Y compris – et surtout – la new wave. Sur chacun des volumes de l’aventure de Nouvelle Vague, nom tout trouvé pour leur projet commun, se côtoient des classiques du genre et des titres plutôt confidentiels. Jusqu’ici, ils s’attachaient à retranscrire étymologiquement la new-wave anglo-saxonne en version bossa nova, mais pour leur quatrième opus, ils ont invité le rock français de la même époque."  

    Les concepteurs de l'album s'expliquent:

    http://www.youtube.com/watch?v=5mgu-8hvzOI

     Où veux-tu qu'je r'garde / Emily Loizeau

    Où veux-tu qu'je r'garde / Noir Désir (1988)

    http://www.myspace.com/nouvellevague

     

  • Rue Hardellet / Philippe Leuckx

    On allait rue Hardellet

    ramasser les nuages

    souffler par-delà les murs

    les raisons d'espérer

    il y avait toujours une brèche

    à explorer

    dans les broussailles du jour

    et parfois un réverbère

    déposé par Doisneau

    nous liait au lait de l'aube

    on allait on venait

    toujours d'un sang hâtif

    coeur léger et mains sauves

     

    Philippe Leuckx


  • à l'aplomb d'un ventre

    à l’aplomb d’un ventre

    gravite le souffle

    de la transparence

     

    par beautés successives

    le vent soulève

    ce qui reste d’azur

     

    la lune pleine accuse

    un manque de nuit

     

    dans le soir boisé

    d’arbres à intrigues

    le chêne pourpre veille

     

    une pluie de regards

    plonge dans le sommeil

    une tripotée d’images

     

    pour t’écrire

    trois feuilles de trèfle

    cherchent sur ta peau

    l’entrée du temple

     

  • 2 titres de Bertrand Belin

    Hypernuit

     Il entoure de la maison

    Hypernuit hypernuit
    Celui bien nommé la bête
    Le mal grandi celui même
    Il entoure de la maison hypernuit
    Hypernuit
    Celui bien nommé la bête
    Celui qui
    Buvait le lait au pis même
    Celui-là même qui
    Se souvient d’un jour derrière
    Bien enfui
    Bien qu’enfui
    Il n’a rien oublié
    Du jour entre tous cruel
    Au bout duquel
    Il a vu sa maison brûler
    Puis tomber
    Là il revient pour se venger
    De tout un village
    De tout un village
    Hélas je suis là
    Je suis là

    Il entoure de la maison
    Hypernuit hypernuit
    Il n’a rien oublié
    Du jour entre tous cruel
    Au bout duquel
    Tout est parti tout en fumée
    Dans le ciel
    Là il revient pour se venger
    De tout un village
    De tout un village
    Hélas je suis là
    Je suis là
    On lui était tombé dessus
    Hypernuit hypernuit
    Et fait passer le goût des fleurs
    Le goût des fleurs le goût des fleurs le goût des fleurs le goût des fleurs.




    La chaleur (avec Ann Guillaume)

    Qui
    Qui peut
    Qui peut me dire
    Qui peut me dire
    Que devient
    Le pays
    Le paysage
    Quand le jour touche
    A sa toute petite fin
    Que devient


    La chaleur
    L’ancienne chaleur
    Qui accablait les chevaux
    Et le pont des cargos
    Courage avançons
    Un jour arrivera
    Où nous arriversons
    A voyager léger léger

    ...

    http://www.myspace.com/bertrandbelin/comments

  • Microbe, "la revue des petits plaisirs"

    2671060893.jpgLe 63ème numéro de MICROBE  est paru !

    Au sommaire :
    Collages de Cathy Garcia
    N
    icolas Brulebois
    J
    ean-Marc Couvé
    A
    nna de Sandre
    É
    ric Dejaeger
    P
    atrick Frégonara
    A
    ntoine Geniaut
    I
    sabelle Jarlin
    R
    oger Lahu
    P
    ierre Mainguet
    C
    armelo Marchetta
    M
    urièle Modély
     
    Jany Pineau
    T
    hierry Roquet
    S
    alvatore Sanfilippo
    G
    uillaume Siaudeau
    M
    arlene Tissot 

      1494684733.jpg

     

     

     

    EASY WRITER, mi(ni)crobe 27 est signé Roger Lahu. Pour tous renseignements, contactez Éric Dejaeger via son blog:

    http://courttoujours.hautetfort.com/



  • Des "j'aime" façon Facebook

    images?q=tbn:ANd9GcRoGZB5ry5nfPydeZEHZbD3R4eWYhVSuDbcKzRnydO7Friz6qGGSamedi soir, je me suis postité de J’aime façon Facebook et je suis sorti en boîte afin de me faire cliquer partout. Au retour, très tard, grâce à un petit circuit électronique de ma composition couplé à un mini programme informatique, j’ai relevé les attouchements sur toutes les parties tactiles de mon corps et j’ai listé les résultats : mains (3), tête (2), cou (1) genou (1), chou (1). Tout le reste, zéro. Ce n’était guère encourageant et peu propice à titiller ma libido. J’ai dormi tout le week-end en ressassant ce maigre butin. Lundi, j’ai remis ça. J’ai pris tous les transports en commun, favorisant les longs détours pour arriver au boulot. En chemin j’avais égrené quelques clics, plutôt involontaires je dois dire, et, sur place, le boss, après m’avoir serré la main droite (clic) et observé mon harnachement, m’a convoqué dans son bureau. Il m’a tapé amicalement dans le dos (3 clics), pris par le coude (clic), et pincé la joue (clic) m’a recommandé de prendre un repos de quelques jours qu’il jugeait salutaire pour mon bien (2 clics à la tempe), auquel cas, dit-il en me serrant l’épaule (clic prolongé) de façon limite Je n’aime plus, je risquais fort d’être retiré de ses amis. Clic de fin froid dans le dos.  

  • Philippe 1er de Flandres reçu par le président De Wever

    images?q=tbn:ANd9GcRMneY5XFk3OWg9e0iQvTDiMGsGVPBZxF93KXAYzwP1FQ8oU1QkkQBruxelles, le 23 janvier 2012, 15 heures.

    Le Roi est actuellement en audience privée pour discuter des nouveaux statuts et des subsides qui seront désormais octroyés à la famille royale. Philippe 1er de Flandres est arrivé au palais présidentiel peu avant 15 heures au volant de son véhicule personnel. Bart De Wever, en tenue d’apparat, l’a reçu avec tous les honneurs dévolus à son ancien rang.

    On se rappelle qu’il y a un mois à peine, Albert II, fort fatigué par dix-huit mois de négociations avec les différents élus du peuple (et l’épuisement de son dictionnaire de synonymes à l’entrée facilitateur) est décédé d’une crise cardiaque. Après la période incertaine qui a suivi la mort du roi aimé des Belges et la prise de pouvoir de Bart De Wever, sous la pression des marchés et d’une frange de nationalistes flamands armés par les séparatistes du Pas-de-Calais, les présidents de parti francophone Joëlle Milquet et Elio Di Rupo ont demandé asile au Luxembourg où ils ont fondé le gouvernement de centre gauche en exil, Jean-Michel Javaux depuis un hypothétique Pays Vert a lancé des appels au rassemblement des derniers résistants écolos disséminés dans les Ardennes tandis que Charles Michel, au Congo, préparait, avec les conseillers du président Kabila, la prise du Mouvement Reynders toujours aux mains de l'ancien ministre des Finances. On comprend que le pays avait besoin d’une image forte de réconciliation, d’un adoubement de la nouvelle présidence par la royauté, qui lui a été offerte cet après-midi sur les marches du palais par une rencontre improbable voici un mois encore.

    Demain, le président De Wever recevra le premier ministre à vie Leterme, le ministre de l’Antérieur Dedecker, le ministre de l’Armement Nucléaire Paul Magnette et le Ministre de la Voirie Militaire Benoît Lutgen afin de statufier sur les non droits de l’enclave wallonne sous protectorat flamand et dirigée, d’une main verte kaki, depuis le changement de régime par Jean-Marc Nollet qui a déjà promulgué le néerlandais langue internationale des parcs et jardins.   

    Nous rappelons enfin que cela fait trente jours que nous sommes sans nouvelles de Demotte & Daerden respectivement président et vice-président de l’ex-Wallonie libre, vivement recherchés par la milice communale de Namen (ex-Namur) pour toute une série de contraventions non payées, pour stationnement (à effet rétroactif) non autorisé en zone flamande ou pour conduite des dépenses publiques en état d’ivresse.

  • L'avenir de l'Abelgique

    Les 60 heures qui ont conduit à l'Abelgique!

    Sur le site de La belle-mère dure.

    http://storage.canalblog.com/23/39/471513/61069559.pdf

  • Le 13 février 2011, si nous fêtions Hardellet, par Philippe Leuckx

     31A33YHP1FL._SL500_AA300_.jpg 1

    Le 13 février 1911 naissait à Vincennes, l'un des plus étonnants poètes francophones, André HARDELLET.

    Hardellet, c'est tout un univers. Une poésie de braconnage insolite dans les réalités inimaginables pour un esprit rationnel. Une écriture d'un réalisme poétique en intrusion dans un fantastique étrange, où le vocable choisi nourrit l'aventure.

    Un monde de lisières, de passé retrouvé, de chambres secrètes, d'enfilades de ruelles, de jardins préservés.

    Une source coule quelque part derrière une porte close. Rien du fantastique d'un Owen - à faire trembler, ni d'un Ghelderode. On est plus du côté d'un Fargue flâneur, d'un Dhôtel mystérieux, dans les parages de Prévert et de Doisneau, quand la  poésie peut sourdre du quotidien enfin observé.

    Hardellet, vous dites?

    Certes, il reste méconnu en dépit de ses publications chez Seghers, rassemblées en Poésie/Gallimard; en dépit des éloges  de pairs célèbres comme Breton, Gracq.

    Auteur de poèmes, de nouvelles, de romans, il obtint sur le tard la reconnaissance littéraire (Prix des Deux-Magots) pour un livre unique, tissé de poèmes en vers et en prose : "Les Chasseurs".

    Vous désirez entrer dans ce monde de songes? Lisez sans tarder "Le temps incertain", l'une des nouvelles de ce livre, paru en poche sous le n° 5000, avec en couverture, une reproduction de Magritte.

    A mon sens, l'une des plus belles nouvelles jamais écrites.

     

    4122M4PKAPL._SL500_AA300_.jpg2

    "La Cité Montgol" (Seghers, 1952)(1) arpente un territoire à l'abandon. Une Cité, à laquelle on accède par des ruelles, des planches.

    C'est par un "temps couvert" (plus tard, le temps sera "incertain") qu'on fait les meilleures découvertes. Entre deux lumières sans doute.

    Et surgit le mystère, tissé de "beau temps des îles", de "routes tracées", de marches. L'emblème hardelletien par excellence!

    Le promeneur à l'affût laisse passer "des invitées sous le feuillage" et les personnes comme les choses sont promptes à la disparition.

    Dès "La Cité", les fillettes "évasives" flairent l'air, traversent les chemins, s'égarent et nous égarent.

    Jef le braconnier et les blondes, les bosquets humés au fond des saisons et le "givre" à peine sur le verre des souvenirs.

    Hardellet, le magicien, rameute les accordéonistes, l'Alice du puits "dans une bouffée de lierre" (Aragon reprendra l'image pour son hommage à Carco, six ans plus tard,   bouffée de fête).

    Les sirènes, les vieux bourlingueurs sentent bon le bastringue côté jardins et délices.

    "La Cité" inaugure les fameux répertoires qui feront des "Chasseurs" des moments inoubliables :

    "L'Ile-au-Trésor - c'est la touffe de parfums entre tes cuisses - salées."

    "La douceur - c'est un vol de chouette, sous le taillis, au crépuscule."

    L'apparence composite du recueil - poèmes, chansons, textes en prose, répertoires - assure au contraire une lecture démultipliée des ressources imaginatives du lecteur, sans cesse sollicité par les vocables, les personnages, les saisons, les humeurs, les rythmes mêmes de l'existence.

    A mon sens, ce sens de la structuration du livre lui donne cette aération étonnante, d'une voix qui chante complaintes et regrets d'un passé mythifié à celle qui s'égaie des moindres recoins d'une Cité, d'un jardin, d'une rengaine de café, de souvenirs...

     En trente-deux fragments (parfois longs de plusieurs pages), l'univers d'Hardellet se décline avec maestria et nous n'avons fait que nous soumettre à cette douce injonction de lecture : "On pénètre", l'incipit qui nous fourre direct dans cette langue dont on ne peut plus se déprendre. L'expérience lointaine que j'en ai faite est probante.

    Figure le très beau "Le Tremblay", avec ce "petit bal mal famé" chez Temporel, chanté par Béart...

     

    (1) in Poésie/Gallimard, 1998.

    Extrait de Journal de dilection (Poésie francophone)

    Philippe Leuckx   



     

  • Pomme pomme pomme pomme

    La minute nécessaire...

    Voir aussi: "Evaluons le quotient intellectuel de Beethoven" (pom pom pom pom):

    http://www.youtube.com/watch?v=Ic86GUX7h_A

    Pub!

    Alphonse Allais:

    "Les pommes de terre cuites sont tellement plus faciles à digérer que les pommes en terre cuite."

    + Sur Chichinpuipui, "la cuisine de Neko" (spécial compote de mots):

    http://chichinpuipui.canalblog.com/archives/2011/01/20/20139506.html#comments

  • L'homme qui aimait les pommes

    images?q=tbn:ANd9GcTjoDNk1LBxf7Ttar6Qohd7jnCuywHiihBiH4NrYwBQsdNGJeRlMAJ’ai connu un homme qui aimait les pommes. Ce n’est pas si courant, un homme qui aime les pommes plus que tout, et tout dans la pomme: pelure, pépins, tige, trognon, cidre. D’habitude l’homme aime plus que tout le pouvoir, la blonde canon ou le foot à la télé. Celui-là bizarrement cherchait dans l’amour des pommes l’extase, la révélation existentielle. Et il la trouva. Depuis il passe le reste de son existence en haut d’un pommier à méditer sur ce qui lui est arrivé. Parfois, dans un rare moment de distraction, il lorgne en direction du poirier voisin mais juste parce que ses feuilles présentent un plus long pétiole.

  • Brigitte

    Deux chanteuses qui se sont associées sous le nom de Brigitte pour rendre hommage à toutes les Brigitte: Bardot, Fontaine, Lahaie...

    La vengeance d'une louve

    Battez-vous (acoustique)

    BONUS: Ma benz (version glamour du titre de NTM)

    http://www.myspace.com/brigittesisters

     

  • Devenir écrivain

    images?q=tbn:ANd9GcR2iZRZgyyz61cLWQeErR9Jrnww022eyw109dIIYSxoqa9O20sUJe voulais devenir écrivain et j’ai fini ramasseur de lettres chez un littérateur. Mais je ne me suis pas démonté. Avec ses vieilles lettres, j’ai fait des mots rares. Avec les mots rares, des phrases tordues. Et avec suffisamment de phrases tordues, j’ai torché une espèce de roman foutraque qui n’a pas du tout marché chez les éditeurs ni chez mon coiffeur où j’avais déposé des copies de l’exemplaire original. Sauf auprès de mon littérateur qui a le même coiffeur. Il  me l’a racheté pour une poignée de cheveux et l'a fait publier à son nom. Depuis qu’il a obtenu le Coifcourt grâce à ses nombreux appuis (tête) dans le milieu (de la raie), il me remet des phrases entières syntaxées ponctuées tournées coupées peignées comme il faut avec lesquelles je ne peux rien faire du tout.

  • Annette Messager - pudique et publique

    images?q=tbn:ANd9GcRVirJolSlLIxzsjwokRXTv3kKWl0rkOvnT-a0NeivTxzzGUjMJBAUn documentaire de HEINZ PETER SCHWERFEL
    Durée : 52 minutes

    Le résumé

    "Depuis le début des années 70, Annette Messager explore les régions secrètes et nocturnes de l'identité sexuelle, la difficulté et la liberté d'être femme dans un monde d'hommes.

    Ce documentaire part à la rencontre de cette artiste femme au-delà du féminisme, hier ignorée, aujourd'hui mondialement reconnue et encensée par les critiques et par le public.

    Il retrace sa carrière et les thèmes autour desquels elle a construit son oeuvre : le corps, la monstruosité, la parole...

    Véritable labyrinthe d'idées et de formes, ce film, à la première personne, revient sur ce travail unique, à la fois enchanteur, grimaçant et provocant..."

    A voir sur le site de France5 jusque ce vendredi 21 janvier à 20 h 35:

    http://documentaires.france5.fr/documentaires/empreintes/annette-messager-pudique-et-publique

  • La guerre du Golfe n'a pas eu lieu

    v_9782718603957.jpgUn certain sociologue l'a affirmé en 1991. Vous êtes persuadé du contraire. Vous vous rappelez cependant l'avoir vue à la télé. Vous avez aimé la première guerre du Golfe. Chaque jour de la semaine à 12h 30, le Rétro jt de La Trois vous fait retourner vingt ans en arrière: les masques à gaz, Saddam versus Bush père, le ciel illuminé de Bagdad la nuit, les tirs de missiles, les envoyés spéciaux...

    Voir le jt du 17/01/1991

    http://www.rtbf.be/latrois/revoir/detail_retro-jt?uid=59538685668&idshedule=fb49c5505ec8c5982a995cb5497e8282&catchupId=10-T3EAA001-017-XX-1&serieId=10-T3EAA001-000-XX

    "Le drame réel, la guerre réelle, nous n’en avons plus ni le goût ni le besoin. Ce qu’il nous faut, c’est la saveur aphrodisiaque de la multiplication du faux, de l’hallucination de la violence, c’est que nous ayons de toute chose la jouissance hallucinogène, qui est aussi la jouissance, comme dans la drogue, de notre indifférence et de notre irresponsabilité, donc de notre véritable liberté. C’est la forme suprême de la démocratie. » Jean Baudrillard

     

     

  • Dieu en visite

    Samedi soir, Dieu m’a annoncé Sa visite. Il était sur terre pour un procès en paternité : une histoire de sainte et d’enfant naturel, une énième affaire Jésus, comme j’ai cru comprendre. Il m’a envoyé un texto : Ne fais pas de tralala, Je passe en coup de vent ! Il a débarqué tard en maugréant comme un damné. Il était bien remonté contre les avocats du diable. Je lui ai fait un jambon beurre avec du pain d’abbaye pour le calmer. (Mon rat avait grignoté tout le Caprice des Dieux!) On a discuté de tout et de rien, de nos amours respectives, du boulot, et de sport. Depuis peu, Dieu fait du slalom entre les étoiles. C’est tendance chez les dieux, m’a-t-il dit. Tu n’as rien de plus original à me proposer ? J’ai dit: Jouer au rugby avec une planète cabossée, ça m’est venu comme ça en voyant un ballon ovale dans un écran plat. Je retiens, a-t-il répondu dans un sourire. J’aime bien le sourire de Dieu, on voit qu'Il a de quoi se payer un bon stomatologue. En partant, Il m’a rappelé de me méfier des saintes nitouches. Il m’a dit: Tu viens quand tu veux. J’ai dit: Ok Dieu en Lui tapant dans la main. Puis Il s’est tiré. Il a juste oublié Ses chaussons en plumes d’ange. Je les Lui rapporterai le Jour du Jugement dernier.

  • Le magazine des éditions Asteline: dernières chroniques


    La Maison de l'Âme
    Auteur : C. Deltenre
    Editeur : Maelström

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    Le Legs de l'Alchimiste
    Intégrale

    Auteurs : Hubert, Tanquerelle, Bachelier
    Editeur : Glénat

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    Histoires comme ça
    Auteur : Kipling
    Editeur : Gallimard

    (Livre audio à écouter dès 6 ANS)

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    Mondes d'Aldébaran : Bételgeuse
    Intégrale

    Auteur : Léo
    Editeur : Dargaud

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    Fais péter les basses, Bruno !

    Auteur : Baru
    Editeur : Futuropolis

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    Voir le site des éditions Asteline: les nouveautés, les auteurs, les collections, toutes les chroniques du magazine...:

    http://www.asteline.be/editions.html
        
    L'homme qui plantait des arbres
    Auteur : Giono
    Editeur : Gallimard

     

    (Livre Audio ou Livre illustré avec Pop-Up)

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    Les livres des éditions Asteline sont désormais en vente à la Boutique Maelström 414 - Chaussée de Wavre 364 -1040 Etterbeek (piétonnier place Jourdan)

    Ouverte les mercredi, jeudi et samedi de 12 h à 20 h

       
  • La chronique de Denis Billamboz: Polars asiatiques

    Polars asiatiques

    Je vous invite à ce qui sera certainement pour beaucoup d’entre vous, comme ce le fut pour moi, une petite découverte des polars asiatiques, genre qui n’est pas encore très commun dans les littératures d’Extrême-Orient. Pour ce faire, je vous propose donc deux commentaires concernant tout d’abord un polar historique dont l’intrigue se déroule dans le Japon du XI° siècle, écrit par une Allemande qui a choisi de vivre en Amérique et qui est une grande spécialiste du Japon à cette époque. J’enchainerai ensuite avec un roman policier écrit par un Chinois bon teint qui a pu regagner sa patrie après avoir été contraint à l’exil par la révolution culturelle. Il en profite pour régler quelques comptes avec Mao dont il s’estime la victime, à travers ce polar qui ne manque pas d’intérêt et qui n’a rien à envier à ceux qui encombrent les rayons de nos librairies.

     

    51SABgRhlRL._SL500_AA300_.jpgL’énigme du dragon tempête

    I.J. Parker ( ? - ….)

    Au cœur du Japon médiéval, l’impôt s’évapore bizarrement du côté de la province de Kazusa et, l’empereur mandate un jeune inspecteur, Suguwara Akitada, pour aller voir de près ce qui se passe  dans ce coin éloigné de l’empire. Et, c’est ainsi que notre jeune inspecteur se met en marche avec son fidèle serviteur, Seimei, pour accomplir sa dangereuse mission. Chemin faisant, il rencontre, évidemment, des êtres malfaisants aux intentions belliqueuses qu’ils mettent en fuite avec l’aide d’un pauvre gueux, Tora, habile au maniement du bâton. Le trio est ainsi constitué et l’enquête va pouvoir commencer après un voyage agrémenté de quelques aventures dignes des « Chevaliers de la Table Ronde ». Leur arrivée dans la province déclenche des événements malheureux dont la mort mystérieuse d’un ancien gouverneur qui attise la curiosité de notre inspecteur qui va se livrer à une double enquête concernant ce meurtre et la volatilisation de l’impôt.

    Cette longue enquête, un rien filandreuse, un peu simpliste et très manichéenne, manque de densité et d’acuité et finit par lasser avant son dénouement trop prévisible qui n’en finit pas de finir. L’originalité de ce roman réside dans le contexte choisi par I.J. Parker qui est une spécialiste du Japon médiéval, et qui aurait dû nous livrer un polar très exotique mas qui, en fait, nous propose une copie digne du scénario de n’importe quel film de « Kung Fu » hollywoodien se déroulant au cœur du « Chinatown » de n’importe quelle mégapole contemporaine. Jamais je n’ai ressenti cette impression d’être dans une autre époque au cœur d’un royaume inconnu. Même Ellis Peters avec son frère Cadfael, nous transporte plus aisément au cœur du Moyen-âge que ce texte qui traîne tous les poncifs du roman du genre et évoque des thèmes parfaitement contemporains qui ne devaient pas beaucoup émouvoir les Japonais de l’époque en question. Le féminisme, la pédophilie, etc… sont tout de même un peu trop d’actualité pour meubler une fiction médiévale.

    C’est le premier ouvrage d’une série qui n’en compte toujours que deux, à ma connaissance, mais les personnages sont constitués et en place et I.J. fera certainement mieux la prochaine fois.

     

    41xkuBBBgWL._SL500_AA300_.jpgLa danseuse de Mao

    Qiu Xiaolong (1953 - ….)

    A travers cette enquête de l’inspecteur principal Chen, Qiu, habille Mao pour un bon bout de postérité. En effet, si le roman raconte comment ce brave inspecteur est chargé d’une enquête ultra secrète sur les agissements d’une belle mystérieusement enrichie, la vraie histoire semble bien se dérouler dans la vraie vie. La belle qui n’est autre que la petite-fille d’une star du cinéma des années cinquante qui eut le privilège de danser avec Mao avant de connaître les affres de la Révolution Culturelle et d’en mourir, comme sa fille, la mère de la belle, laissant l’enfant  totalement démunie,

    Tout au long de sa quête, Chen, l’inspecteur poète, va essayer de faire revivre la Chine ancestrale avec sa littérature, sa poésie surtout, sa peinture et sa gastronomie pour essayer de comprendre son enquête qui trempe ses racines dans la Révolution Culturelle et dénoncer cette Chine nouvelle et moderne mais aussi perverse et superficielle où les Gros-Sous ont remplacé les cadres du parti mais où les privilèges et les inégalités sociales sont encore plus criants.

    Pour l’auteur, le roman devient alors prétexte à dénoncer la Révolution Culturelle et ses abus et surtout ceux qui l’ont commanditée et qui ne sont pas forcément ceux que l’ont a désignés. Qiu livre sa vérité en dressant un portrait d’un Mao coureur de jupon sans scrupules éliminant tous ceux qui entravent sa marche et son plaisir. Une forme de règlement de compte quand on sait que la famille de Qiu a, elle aussi, souffert des menées de la Révolution Culturelle et qu’il a choisi de rester aux Etats-Unis  après les événements de la place Tian’anmen.

    Ayant ainsi réglé son compte avec Mao, le Dernier Empereur, Qiu se laisse imprégner d’une certaine nostalgie de la Chine d’avant, quand l’argent n’avait pas encore envahit les rues de Shanghai et que les élèves respectaient les maîtres, pour entreprendre une forme de quête de ses origines personnelles. Une quête derrière l’enquête.

    Au final, un livre riche, certes un peu lent mais ce n’est peut-être qu’un hommage à la littérature chinoise d’avant, truffé de citations, envahi diront certains, et où l’auteur manie la parabole et l’hyperbole, l’image et la métaphore avec l’adresse d’un vieux mandarin et sans modération.

    Et pour finir, un bon point pour Qiu qui ne dispense que le minimum de violence pour résoudre son enquête comme pour narguer la police chinoise actuelle peu avare des effets de bras et même souvent d’un peu plus.

    Denis Billamboz

     

  • Chansons pour Marilyn: Nougaro, Birkin, Paradis...

    Chanson pour Marilyn (1963) / Claude Nougaro

    Voir le beau site consacré à Claude Nougaro:

    http://www.nougaro.com/

    Norma Jeane Baker (1983) / Jane Birkin

    Marilyn et John (1988) / Vanessa Paradis (live, nov 2009)

    Mais encore...

    Une autre chanson pour Marilyn (1986) / Richard Cocciante

    http://www.youtube.com/watch?v=azXY37du5NE

    Marilyn (1976) / Nicolas Peyrac

    http://www.youtube.com/watch?v=nZTFjBaaclM&feature=related

    ...

  • Marilyn, "Fragments"

    51iy73T4MYL._SL500_AA300_.jpg"Ces textes personnels, écrits par l'actrice sur des carnets ou des papiers à en-tête d'hôtels tout au long de sa vie, sont regroupés sous le titre Fragments. Un mot qui désigne à la fois le caractère morcelé de ces documents qui n'étaient pas destinés être publiés, et qui vient souligner son extrême sensibilité. Décryptage de l'ouvrage en 4 thèmes."

    "Seuls quelques fragments de nous toucheront un jour des fragments d'autrui. On peut seulement partager. Le fragment accepable pour le savoir de l'autre. Ainsi on est presque toujours seul." M.M.

    Sur Arte vidéos, 4 reportages de 1'50. Avec des commentaires de Bernard Comment, l'éditeur de l'ouvrage.

    1/ La littérature

    2/ Actor's studio

    3/ L'analyse

    4/ Le bonheur

    http://www.arte.tv/fr/3462770.html

     

  • Les incontournables de Marilyn

    I wanna be loved by you ("poupoupidou"), du film Certains l'aiment chaud (1959)

    My heart belongs to daddy ("Mon coeur est à papa"), du film Le milliardaire (1960), avec Yves Montand.

    "Le 19 mai 1962, au gala organisé au Madison Square Garden, à l'occasion de l'anniversaire du président américain John Fitzgerald Kennedy, l'actrice lui lance son célèbre "Happy birthday Mr President". La robe-fourreau en gaze de soie blanche, parsemée de strass et cousue à même le corps de l'actrice sera vendue aux enchères pour la somme de 1,3 million de dollars en 1999." [L'Internaute- Histoire]

    http://www.youtube.com/watch?v=EqolSvoWNck&feature=related



     

  • 3 romans sur Marilyn Monroe

    Blonde, de Joyce Carol Oates

    Une époustouflante biographie de Marilyn. Inventée, des dires mêmes de l’auteure, à 70 %. On est dans la chair, dans la tête de cette Marilyn de papier pour laquelle, dans la perspective de la décomposition d’un corps, le délabrement d’une vie, les succès sont vécus comme des échecs. 

    414QBZ9VB6L._SL500_AA300_.jpgUne biographie construite autour des personnages marquants de films incarnés par L’actrice blonde à l’écran : Joyce Carol Oates les a regardés attentivement pour écrire ce livre. Marilyn est chacun des personnages qu’elle incarne car elle n’a par elle-même aucune identité : Marilyn n’est qu’un masque. La séance de pose avec l’inquiétant Otto Ose qui la révélera, son aventure fusionnelle avec le duo Chaplin Jr & Robinson Jr, les rencontres avec ses futurs maris, Di Maggio ou Arthur Miller, ou encore les deux « scènes » avec John Kennedy sont criantes de vérité ; on est presque gêné d’y assister. Mais le réalisme n’est pas la seule voie tracée par Oates. Tous les genres littéraire se succèdent et sont autant d’entrées pour atteindre les diverses composantes de cette femme complexe et simple à la fois qu’a dû être Marilyn Monroe, entre la Norma Jane avide d’affection parentale (elle n’a jamais connu son père) et la dévergondée, la femme détachée à défaut d’avoir trouvé l’attachement suprême à un être, à cause aussi de son impossible maternité (plusieurs fois manquée). Quant à sa mort, peu importe qu’elle ait ou non été assassinée, on pressent que son décès était programmé, qu’elle ne pouvait plus survivre, faute d’avoir trouvé sa place, de s’être trouvée.

      Nul doute que Oates a dû penser en rédigeant cette somme que Marilyn, c’était elle. C’est la force des mythes que d’être le dénominateur commun de milliers d’autres, ou plutôt l’exception qui confirme la règle. Un livre de plus de mille pages (et Joyce Carol Oates déclare avoir opérer une sélection dans la vie de l’actrice) qui nous rappelle que la forme romanesque reste la meilleure façon de pénétrer la vérité d'un être, d’embrasser une destinée.  E.A. 

    Entretien de Joyce Carol Oates à L'express à propos de Blonde:

    http://www.lexpress.fr/culture/livre/joyce-carol-oates_804035.html

    À signaler deux autres excellents romans sur Marilyn.

     norma.jpgNorma roman, de Daniel Charneux

    (prix Charles Plisnier, couverture de S. Gucciardo)

    Marilyn toujours vivante aujourd'hui dans le désert de Mojave

    http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/11178

    Sur le site de Daniel Charneux:

    http://www.gensheureux.be/site/category/mes-romans/norma

     

     

     

     images?q=tbn:ANd9GcS8ckowFSQ1k5wNIokWV-FRj8hiCBvQXRq87XaO_LUrjv9ZoM-PtgMarilyn dernières séances, de Michel Schneider

    Les relations ambigües de Marilyn avec son psychanalyste, Ralph Greenson

    On peut voir sur Dailymotion le documentaire (en 3 parties) qui en a été tiré

    http://www.dailymotion.com/video/xa0kb4_marilyn-monroe-1_webcam

    http://www.dailymotion.com/video/xa0qlf_marilyn-monroe-2_shortfilms

     http://www.dailymotion.com/video/xa0x92_marilyn-monroe-3_shortfilms

  • Claire Meriel et les Passagers de l'Art

    Le vernissage de l' exposition :

    Claire Mériel et les Passagers de l'Art
    Peintures - dessins - collages

    aura lieu

    Le Jeudi 13 janvier 2011 à 19h

    à l' Hôtel de Ville (entrée hall du Théâtre)

    de La Celle saint Cloud

    L'exposition se tiendra du 14 janvier au 13 février 2011
    de 15h à 18h30

    lamer-1ter.jpg.tb

    Le site de Claire Meriel

    http://www.claire-meriel.com/?static1/galerie