SCHLÖNDORFF ET LA CATHARSIS CINEMATOGRAPHIQUE ou comment se délivrer du poids de cette guerre

ClickHandler.ashx?ld=20140322&app=1&c=qtypehosted&s=qtype&euip=213.213.204.75&pvaid=7d80972567564369a946a521c463f3e7&sid=1574131286.3064006154516.1395499754&vid=1574131286.3064006154516.1395499754.1&fct.uid=c8a862312c7d402da293445a3b345636&en=wFwOv0Mq3bQrK4mUr%2bVwtBgooLFrS2MRkY5nxbqb7AI%3d&du=http%3a%2f%2flesdejeunerssurlherbe.be%2fimages%2fauteurs%2fLeuckxok.jpg&ru=http%3a%2f%2flesdejeunerssurlherbe.be%2fimages%2fauteurs%2fLeuckxok.jpg&ap=1&coi=772&cop=main-title&npp=1&p=0&pp=0&ep=1&mid=9&hash=FA20941500F3FC3C6227CACC1D643C1Cpar Philippe LEUCKX

De Volker Schlöndorff, il me reste ces images bouleversantes de la Palme d'or 79, "Le Tambour". Comment mieux métaphoriser cette horreur que par le cri d'un enfant apte à briser du verre?
La guerre est au cœur de "Diplomatie" : le thème de "Paris brûle-t-il?" de René Clément, cette immense surproduction où l'on voyait défiler dans et autour de Paris tout ce que ciné-sur-Tamise ou Boulogne-Billancourt et Franstudio avaient de meilleur, nourrit ce film-dilemme : comment éviter la destruction de Paris tout en évitant les menaces du fou de Berlin? Von Choltitz, gouverneur de Paris et le consul de Suède Nordling , réunis à l'Hôtel Meurice, siège du gouvernorat, argumentent, boivent, jouent au chat et à la souris, le temps d'une nuit blanche. D'une aube à l'éclaircie. Un 25 août 44.
Le temps de verser au compteur des idées : l'esthétique insurpassable d'une ville qui peut périr inondée (comme en 1910), la férocité revancharde d'un Hitler devenu dingue qui rackette ses généraux par des intimidations honteuses, l'inanité des projets, la fin d'un conflit...

 

ClickHandler.ashx?ld=20140322&app=1&c=qtypehosted&s=qtype&euip=213.213.204.75&pvaid=7314b0e5440643008a828ab1e6261d26&sid=1574131286.3064006154516.1395499754&vid=1574131286.3064006154516.1395499754.1&fcoi=417&fcop=topnav&fct.uid=c8a862312c7d402da293445a3b345636&fpid=2&en=wFwOv0Mq3bQrK4mUr%2bVwtBgooLFrS2MRkY5nxbqb7AI%3d&du=http%3a%2f%2fmedia.paperblog.fr%2fi%2f703%2f7030700%2fdiplomatie-critique-L-MK2LDX.jpeg&ru=http%3a%2f%2fmedia.paperblog.fr%2fi%2f703%2f7030700%2fdiplomatie-critique-L-MK2LDX.jpeg&ap=2&coi=772&cop=main-title&npp=2&p=0&pp=0&ep=2&mid=9&hash=66456495D2FEC4C19C867E65B373BB8F


Les deux personnages, incarnés par Niels Arestrup (un Choltitz asthmatique, renversant de réalisme pataud) et André Dussolier (un Nordling retors, rusé, psychologue en diable, maniant la vacherie et l'humour rosse), prennent vie dans un salon-bureau qui donne vue sur Paris, qui s'éclaire peu à peu.
L'aspect théâtral (puisque le projet ressort d'une pièce de Cyril Gély) est largement gommé par l'autorité d'une mise en scène fluide, qui joue des intérieurs (table, bureau, bibliothèque...) avec maestria. Du gros plan au tableau d'ensemble, le travail accentue la vérité psychodramatique des échanges. Tout le propos de Raoul Nordling est de faire changer la décision de von Choltitz.
Le suspense, ménagé par le cinéaste des "Désarrois de l'élève Törless", aère un peu la scène des opérations : quelques ciels sur Paris, quelques détours par des couloirs ombreux, des préparatifs sur des toits...
Un beau film, qui allège une responsabilité allemande, devoir à la fois de mémoire et de catharsis véritable. Le cinéaste, né en 1939, a souffert, à l'instar de Wenders et de quelques autres nés après la guerre (Fassbinder...) d'une image effrayante de culpabilité. L'Allemagne n'en finit pas (il suffit d'écouter et de voir la ZDF) de battre sa coulpe.


Les commentaires sont fermés.