• TROISIÈME SALON du LIVRE de CHARLEROI

    Avec le soutien du Bourgeon (www.bourgeon.be), la Bibliothèque Marguerite Yourcenar sous la houlette de Serge Budahazi vous invite à son troisième salon des auteurs et éditeurs, L'Alchimie du livre.

    Cette année, présence de Colette Nys-Mazure, d’Arnaud de la Croix et, en invité d’honneur, Jean-François Füeg !

    Nouveauté : présence de plusieurs illustrateurs dont Laurent Dubois et d’un graveur, Marc Hubert ! Dans les deux salles du château, une cinquantaine d’auteurs et d’éditeurs…

    Où ? Bibliothèque Marguerite Yourcenar, place Albert 1er, 38, à 6030 Marchienne-au-Pont
    Facilité de parking
    Quand ? Le dimanche 30 novembre entre 11 heures et 18 heures

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    Avec Pascal Feyaerts, Carine-Laure Desguin, Carine Geerts, Pierre-Paul Nelis, Eric Allard, Salvatore Gucciardo, Alain Magerotte, Georges Roland, Claude Danze, Daniel Gaye, Micheline Boland, Louis Delville, Anne Lamot, Jean Destrée, Alain Bustin, Sandra Dulier, Rolande Michel, Nathalie Wargnies, Sandra Di Silvio, Pierre-Armand Cajot, Les Editions Azimuts Les Editions Le Coudrier, Les Editions Memogrames, Les Editions Mehari

     

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    Quelques photos... signées Pierre Paul Nélis, Nathalie Wargnies, Carine-Laure Desguin.

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    À l'année prochaine! 

  • DOUZE POÈMES AU PAIN ET À L'EAU

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    Sommes-nous la sécheresse
    Sommes-nous la romance

     Jean Fauque & Alain Bashung

     

    Au pain et à l’eau

     

    Tu m’a mis

    Au pain et à l’eau

     

    J’avais trop de toi

    Dans mes manières

    Mes façons de penser

     

    En me regardant

    Tu me voyais

    Tel que j’aurais vomi

     

    Si j’avais mangé trop

    De tes seins de ta peau

     

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    Dans mon sirop

     

    Tes doigts dans mon sirop

    Martyrisent les fruits

    De mon abnégation.

     

    Vers quel animal cours-tu

    Dans la jungle qui défait ses failles

    Comme un regard se vide ?

     

    L’ombre attachée à ton squelette

    Rejoint la terre molle

    Des apparences.

     

    Striée de blanc

    Une joue se confond

    Avec un amas de silence.

     

    Sans peine je pénètre

    Le mécanisme de tes sucreries.

    Le goût des autres me désole.

     

    Et je fonds dans les cils

    Qui en permanence

    Surveillent tes regards

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    Matières

     

    Dans la valise du mort

    Je découvre un passeport

    En os de touriste.

     

    À la grille du cimetière

    Je fais cuire un cuistre

    Avec des branches de squelette.

     

    Dans l’église sèche

    Je marque d’une pierre blanche

    L’autel en papier mâché

     

    Qu’un croyant désinvolte

    En habit de tabac vert

    Fume jusqu’à la crémation.

     

    Avant de m’envoler

    Pour l’autre bout du monde

    Sur l’aile d’un abbé prometteur.

     

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    Un poisson merveilleux


    Quand elle écrase sur ma bouche

    Un poisson merveilleux

     

    Je rentre dans ma chambre

    Où sur les murs j’ai punaisé

     

    Des images de mer édentées

    Des gâteaux de ses vieux cheveux.

     

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    Le noyau

     

    Quand le noyau

    Coule

    Dans le fleuve

     

    Le noyé

    Avale

    La tasse

     

    Mais où passent

    Le fruit,

    Et les secours ?

     

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    Les beaux massacres

     

    Avec une guerre par heure

    Mes journées étaient devenues

    Une bénédiction.

     

    Ma vie un songe de soldat

    Et je comptais les morts

    Comme on effeuille les fleurs.

     

    En redoutant déjà

    La fin des hostilités,

    L’armistice et les palmes,

     

    Les décorations à la boutonnière,

    Les cérémonies de prestige,

    Ma place dans la grande histoire.

     

    Mais j’avais pris soin de commettre

    Quelques beaux massacres

    Tout à fait minutieux

     

    Qui m’assureraient, la paix revenue,

    L’opprobre de chacun,

    Une impunité de chaque instant.

     

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    La température

     

    Elle faisait bouillir

    Dans ma bouche

    Des baisers.

     

    Elle prenait la température

    Avec ses seins

    Avec ses doigts de pied.

     

    C’est plus chaud qu’un soleil

    Qu’une échauffourée,

    Disait-elle en grillant.

     

    Mais tu vas brûler,

    On va s’éteindre

    Réciproquement.

     

    Alors, c’était l’hiver

    Mais les cheminées

    Restaient brûlantes.

     

    On jouait aux pompiers

    Avec nos lances

    Avec nos langues encore mouillées.

     

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    Quelqu’un

     

    Entre elle et lui

    Quelqu’un installa

    Une ceinture de sel.

     

    Ils échangèrent

    Par cette voie

    Salaisons et baisers.

     

    Sur la transaction

    Quelqu’un prenait

    Une commission.

     

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    La maison de ton visage

     

    Dans la maison  de ton visage

    J’entre par la bouche

    Je souffle par le nez

     

    Je regarde par les yeux

    Je sors par les oreilles

    En rappel jusqu’à tes lèvres

     

    Puis, du menton,

    Je me jette sur tes seins

    Je dévale je dévale

     

    Je fais halte sur ton nombril

    Je triangule et me circonférencie

    Fatigué et heureux

     

    Tes longues jambes

    Me tentent bien

    Et l’extrémité de tes pieds

     

    Mais il me faut remonter

    Pour être, à la fermeture des paupières,

    Au chaud dans tes méninges.

     

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     Ta bouche

     

    Ta salive

    Sur ma peau

    Ce reflet luisant

    De ce qui sort de ta bouche

    Sur ce qui m’appartient

    En propre.

     

    Et si tu es gentille,

    Tu me cracheras au visage

    Et je n’essuierai pas

    Ces baisers esseulés

    Qui sècheront

    Comme ton amour.

     

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    Tous mes chats

     

    Tous mes chats

    Ne réussissent pas à rassasier

    De griffes ta peau.

     

    Du sang coule en abondance

    Des plaies trop étroites

    Pour ménager un passage.

     

    Alors l’éléphant de la dernière chance

    Piétine un miaulement

    Dans un éclat de lumière barbare. 

     

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    Dans mes nuages


    J’ai des choux

    Dans mes nuages

    Des choux à la crème solaire

     

    Que j’étale

    Sur la surface du ciel

     Pour le faire pommeler.

     

    E.A. 

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  • BRUXELLES + VOYAGE FUTILE, par Denis BILLAMBOZ

    Bruxelles

      

    Place de Brouckère

    Place Sainte Catherine

    Place de la Bourse

    Grand-Place

    Bruxelles me tends ses places

    M’attire dans ses tavernes

    Où mes amis m’accueillent

    Bière

    Moules

    Frites

    Moules-frites

    Bière

    Bière encore

    Bruxelles chancelle

    Les livres attendront

    Ce soir c’est fête

    Fête à Bruxelles

    Faite avec mes amis

     

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    Voyage futile

      

    Je manquais d’entrain

    Je devais mon rompre mon train-train

    J’ai pris le train

      

    Le TGV pour la capitale

    Une évasion vitale

    Pour ma santé mentale

     

    J’aime les halls de gare

    L’odeur du départ

    Les voyageurs qui s’égarent

      

    J’aime traîner à l’hôtel

    Vautré dans la flanelle

    Sans penser à la bagatelle

     

    J’ai flâné dans les avenues

    A perte de vue

    J’ai respiré les rues

     

    Je n’ai rien fait

    Je me suis distrait

    J’étais satisfait

     

    Voyage inutile

    Evasion puérile

    Satisfaction futile

     

    Petit plaisir de la vie

     

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  • ROMANTISME GERMANIQUE

    88957_300.jpgpar Denis BILLAMBOZ

    Oui, je sais, ces textes sont d’un autre temps, dépassés, surannés mais mon Dieu comme ils sont beaux, je regrette qu’on n’écrive plus aujourd’hui des textes romantiques qui ne soient pas mièvres, sirupeux ou dégoulinants de bons sentiments bafoués. Je suis allé vers Zweig par curiosité et il est désormais fiché en moi comme l’un des maîtres du panthéon de mes auteurs préférés; plus je le lis, plus je l’apprécie, plus son talent m’enchante et me subjugue, et Keyserling fut une bien belle découverte, je crois que je retournerai vers lui à une prochaine occasion que j’espère pas trop lointaine car ses œuvres n’encombrent plus les rayons des bibliothèques. Quel plaisir de lire cette langue certes un peu vieillie mais tellement belle!

     

    9782246098638FS.gifLA PITIÉ DANGEREUSE

    Stefan ZWEIG (1881 – 1942)

    Dans une ville de garnison, aux confins de l’Autriche et de la Hongrie, un jeune officier désargenté est invité chez un grand bourgeois local, croyant montrer son savoir vivre, il invite la fille de la maison à danser sans savoir qu’elle est infirme des jambes. Mortifié par sa gaffe et sa fuite précipitée du bal, il envoie des fleurs à la jeune paralysée qui lui pardonne cette invitation malencontreuse. Il devient rapidement un habitué de la maison où il apporte un rayon de soleil, la jeune fille l’apprécie beaucoup et le père manifeste de plus en plus d’intérêt à son égard sans qu’il se rende compte que la pitié qu’il éprouve pour la jeune fille et son vieux père l’aspire progressivement dans un piège qui se referme inexorablement sur lui. Croyant bien faire, il laisse abusivement la jeune fille et son père penser qu’elle guérira bientôt mais la frêle enfant ne se contente pas d’une promesse de guérison, elle exige aussi ce qu’il ne veut pas lui donner même s’il fait mine de lui céder.

    Ce texte est évidemment une histoire d’amour d’un romantisme exacerbé, digne des amants de Mayerling, d’une tragédie grecque, un regard sur le handicap et le droit à l’amour pour ceux qui sont différents, mais c’est surtout une réflexion profonde sur la pitié et l’art de la prodiguer et plus généralement sur la vérité et l’usage qu’on peut en faire. Que peut-on dire ? A qui ? Quand ? Comment ? Toutes ces questions restent en suspens.

    Ce roman est le seul achevé par Stefan Zweig, j’avoue que je préfère ses textes courts malgré la grande qualité de celui-ci, il domine brillamment son sujet même s’il a tendance à chahuter le lecteur en le bousculant trop souvent entre espoir et désespoir absolu. La situation est éclaircie mais non, elle s’assombrit, le processus est trop récurrent et tend à alourdir le récit. Mais quand on lit du Zweig, on ne se lasse pas, on regrette seulement, si comme moi on n’est pas germaniste, de ne pas pouvoir le lire en version originale surtout quand le traducteur utilise des formules qui semblent un peu hasardeuses. Tout dans cette histoire concourt à l’objet du livre qui est une vaste démonstration à facettes multiples, aucun événement ne figure par hasard dans le texte, chacun étaie, explicite, la vison, la théorie, les impressions,… de l’auteur.AVT_Stefan-Zweig_3326.jpeg

    Ce texte a une autre dimension, plus large, il a été écrit juste avant la guerre de 1939/1945 - publié en 1939 - et son intrigue se situe juste avant l’autre guerre, celle de 1914/1918, et, bien évidemment, ce n’est nullement un hasard. Stefan Zweig adresse à travers cette histoire d’amour un message prémonitoire annonçant les événements apocalyptiques qui pourraient, selon lui, survenir. La jeune paralytique est à l’image de l’empire autrichien de 1914 englué dans son passé et ses traditions, dirigé par un vieil empereur cacochyme et l’auteur nous laisse penser que l’Autriche de 1939 n’est pas plus apte à faire face à la montée des dangers qui pointent à l’horizon de l’histoire. Le contexte historique de l’écriture du roman, comme le contexte de l’intrigue, l’époque où la psychologie progressait à pas de géants à Vienne, pèse lourdement sur le roman. Les personnages qui gravitent autour de la jeune fille sont presque tous des faibles qui ont cédé à des compromissions de diverses natures pour préserver leur confort, leur avenir, leur image, leur situation… On pourrait voir dans cette histoire d’amour non seulement un message prémonitoire mais aussi une dénonciation de la faiblesse des dirigeants, et de la société en général, qui ont laissé les barbares s’emparer du pouvoir. Les relents antisémites qui empestent le récit, étaient déjà fort nauséabonds en 1914 et l’étaient peut-être encore plus en 1939, Stefan Zweig ne pouvait plus respirer cette odeur, il avait déjà fui ailleurs et songeait peut-être à quitter définitivement ce monde de barbares.

     

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    EDUARD VON KEYSERLING (1855 – 1918)

    Aux confins de la Prusse et des Pays baltes, en Livonie, au tournant du XIX° et du XX° siècle, le vieux comte Hamilkar Wandl-Dux reçoit son ami le professeur et sa famille au milieu d’une cour de jeunes gens joyeux et plus ou moins amoureux de sa jeune et jolie fille, Billy, âgée de dix-sept ans seulement. Le plus empressé est sans doute le cousin Boris, un aristocrate polonais, qui parvient à convaincre la jeune fille de s’évader du château pour le suivre dans un grand amour. Mais, la belle comprend vite que son amoureux s’abîme dans un romantisme exacerbé et mortifère qui pourrait les conduire à jouer une nouvelle version de la scène funeste interprétée à Mayerling quelques années auparavant par Rodolphe et Marie. Elle parvient à s’échapper et à rejoindre le château où elle doit affronter sa famille et les conséquences de ses actes.

    Une belle histoire d’amour champêtre, triste à mourir comme le quatuor à cordes de Schubert : « La jeune fille et la mort », une histoire d’amour empreinte d’un romantisme suranné qui dépeint une société décadente, une civilisation d’un autre temps, un monde en voie de transformation, une classe sociale en cours de disparition. L’auteur connait les événements de son temps et évoque non sans une certaine nostalgie une époque où les princes se tuaient pour l’amour d’une belle, il raconte cette histoire comme on déguste une dernière friandise en finissant le paquet. Le vieux comte a bien compris que son époque était révolue, que la nouvelle génération ne possédait pas les mêmes vertus que la sienne, qu’un temps s’était écoulé et ne reviendrait plus. « Ils sont incapables de vivre. On ne peut pas leur confier cette chose que nous nommons la vie. Une femme de chambre qui se laisse séduire par un palefrenier et s’enfuit avec lui sait ce qu’elle veut, mais ceux que nous élevons, …, sont de petits fantômes ivres qui tremblent du désir de s’échapper et qui, une fois dehors, ne peuvent plus respirer ». Les aristocrates ont capitulé, les masses laborieuses sont prêtes à leur prendre le pouvoir.Keyserling-H-075.JPG

    On pourrait croire ce livre triste par ce qu’il raconte une histoire triste mais l’auteur ne sombre pas dans un romantisme désespéré, il croit en un autre monde, « la mort, cher professeur, …, reste pour nous incompréhensible parce que nous la mesurons à l’aune de la vie ». Ce que la belle Billy avait bien compris, elle contemplait « avec des yeux fiévreux le coucher du soleil avec dans son sourire le même impérieux espoir ».

    Quel plaisir de pouvoir lire de temps en temps ces vieilles histoires empreintes d’un romantisme germanique débordant et de déguster ces textes écrits dans la belle langue que nous ne trouvons plus très souvent dans les textes qu’on propose à notre lecture. « Le tragique est triste, mais triste comme ses yeux, triste mais magnifique, plus beau que tout ce qui est gai ».

  • LE PREMIER COLLOQUE SINGULIER ENTRE CHARLES MICHEL ET BART DE WEVER

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        Comme chaque samedi depuis la nouvelle législature, le Premier Ministre a rencontré ce samedi 3 janvier 2015 à l’Hôtel de Ville d’Anvers le Président De Wever pour le premier  colloque singulier de l’année. 

        Rien n’est censé filtrer de l’entretien mais ce dont ont parlé les deux hommes est sur toutes les lèvres: 

    -         Le transfert des cendres d’Yvan Mayeur  à Anvers après son assassinat par un policier bruxellois ivre durant les fêtes de fin d’année pour leur dispersion dans le port ;

    -         Le calendrier de la décapitation de la famille royale, par ordre de succession au trône (pour une fois, Laurent sera privilégié, on parle même d’une grâce qui lui sera accordée en échange de la présidence de la Fondation des Crevettes Ostendaises) ;

    -         La programmation des Joyeuses Entrées dans les villes du Pays du couple Jan Jambon & Théo Vrancken, nouveaux bourgmestres de Brussel en alternance.

    -         La question de l’exil de Paul Magnette et du gouvernement wallon à Lille ;

    -          Jean-Claude Marcourt, toujours en fuite, refoulé à coups de pierre de la Fédération des Entreprises Wallonnes où il n’a pu trouver refuge, blessé et rendu plus dangereux encore ;

    -         La destruction par le feu de la forêt ardennaise dans lequel s’est réfugié Benoît Lutgen et une partie de son cabinet ;

    -         La nomination de Jean-Marc Nollet au poste de président du protectorat flamand de la région photovoltwallique.

         Autant de sujets sur lesquels, à la sortie de sa rencontre avec le président, Charles Michel s’est montré « serein et résolu », comme à son habitude. À la question de savoir s’il ne craignait pas un changement de premier ministre au cours du trimestre, il a déclaré qu’il avait toute la confiance du président et qu’il conduirait toutes les réformes qu’il avait promis de mener lors du colloque singulier du 24 décembre 2014 à minuit.

         Quand on lui a demandé quel sort il réservait au bouillant Denis Ducarme passé au PTB après avoir été invité, le jour de la Saint Nicolas, pour un lavage de cerveau idéologique déguisé en dégustation de vin bulgare en provenance des caves de Ceaucescu, Charles Michel a déclaré qu’il faisait confiance dans les purges de son Nouveau Pays et que Jean-Charles Luperto, nouveau transfuge du MRVA après avoir été lavé de tout soupçon dans les affaires de mœurs pour lesquels il avait été soupçonné, remplacerait avantageusement le félon dans son rôle de porte-parole.

         C’est avec un large sourire (popularisé avant les fêtes par l’humoriste François Pirette, désormais pitre officiel de la prison de Saint Gilles) qu’il s’est engouffré à l’arrière de son  véhicule après qu’on lui eut retiré les menottes de sécurité (Bart de Wever ne supportant plus la vue de mains libres) qui l’ont hélas empêché de nous donner une poignée de main franche et amicale.

  • LES AUTEURS AU SOMMET par Gaëtan FAUCER

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    Boileau et La Fontaine ne buvaient pas que de l'eau...

     

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    Quelques mots passants sont de bonnes nouvelles 

     

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    Jean Racine tes vers tragique

     

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    La Bruyère enfumait Malherbe.

     

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    La Bruyère avait également la main verte !

     

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    Rimbaud, l'infatigable balladeur !

     

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    Eric à l'art de mener ses belles phrases.

     

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    Stendhal devait aimer le jambon de Parme.

     

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    Victor Hugo le boss

     

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    Et dire que la Martine ne m'excite pas du tout...

     

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    Baudelaire et ses mots dits.

     

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    Un mari vaut d'âges...

     

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    Les mousquetaires descendent du mât !

     

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    Mallarmé était bien armé de maux.

     

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    Verlaine et ses vers en soi.

     

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    Madelaine proustine sous la dent !

     

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    Quelle misère dans ce zoo là !

     

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    Balzac était honoré de sa comédie humaine.

     

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    Montaigne aimait les vacances à la mer.

     

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    L'important c'est d'être constant disait Oscar à Benjamin.

     

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    Il se rendait souvent au bal Musset.

     

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    Villon n'était pas un crétin de Troyes.

     

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    Chateaubriand était peut-être végétatien...

     

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    Quand Alfred Jarry eût bu jusqu'à la lie.

     

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    "Les Fourberies imaginaires" de Molière

     

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    Et Pagnol qui adulait les chiens !

     

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    Sartre ne voyait pas grand chose, malgré qu'il aimait Beauvoir !

      

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    Jean Marais chantait souvent coq tôt !

      

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    Confucius et son compagnon là haut dessus.

      

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    Sartre a écrit les Mains sales de ses propres mains.

     

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    par Gaëtan FAUCER 

    La page Facebook de Gaëtan Faucer

    Faucimage

    Sa pièce "Sous le pont" sera jouée à la Péniche Fulmar Milleneufcenttreize 

    les 11, 12 et 13 décembre.

    Avec Jean-Pierre Wallemacq et Amandine Carlier

  • AU SALON DE L'APHORISME

     

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    Au Salon de l’Aphorisme, l’invité d’honneur est un auteur de contes brefs.

     

     

    Au Salon de l'Aphorisme, les exposants jouent à la courte phrase.

     

     

     Au Salon de l'Aphorisme, rien de textuel.

     

     

    Chaque année, le Prix Grain de Sel récompense un auteur d’aphorismes.

     

     

    J’ai connu un auteur d’aphorismes qui sla(lo)mait entre les virgules.

     

     

    La Nuit de l’Aphorisme sera courte ! *

     

     

    L’auteur d’aphorismes policiers ne s’embarrasse pas d’intrigue, il va droit au crime.

     

     

    Le grand regret de ce Nobel de littérature est de ne pas avoir réussi à écrire un seul aphorisme.

     

     

    L’auteur d’aphorismes policiers ne peut pas piffer l’auteur d'aphorismes de science-fiction, de même que l’auteur d’aphorismes sans queue ni tête fait flipper l’auteur d’aphorismes autotome.

     

     

    Cet auteur d’aphorismes de science-fiction situe l'action  de ses micro-récits dans la minute suivante.

     

     

    En mathématiques, les aphorismes s’appellent des théorèmes.

     

     

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    À l'issue de l’Académie Scutenaire, les vingt participants devront avoir écrit un aphorisme à quarante mains.

     

     

    Les aphorismes érotiques peuvent provoquer un frémissement d’érection.

     

     

    Quand l’auteur d’aphorismes donne sa langue au chat, il n’est pas loin de commettre un tweet.

     

     

    Quand l’auteur d’aphorismes sera grand, il sera romancier. 

     (Attention toutefois aux généralités : un auteur d’aphorismes peut-être romancier à ses heures éperdues.)


     

    Les auteurs d’aphorismes qui se la pètent se feront embiscuités

     

     

    Le vert absinthe des auteurs d’aphorismes académiques.

     

     

    Un aphorisme anarchiste dans le discours royal.

     

     

    Un aphorisme noyé dans un roman-fleuve.

     

     

    Le jet d'encre du fouteur d'aphorismes tient dans un dé à coudre.

     

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    On ne sait pas de quel bon mot vient ni vers quel roman bref va l’auteur d’aphorismes, sa maxime accomplie.

     

     

    J’ai vu un auteur d’aphorismes s’abreuver à une sourcelettre.

     

     

    César aurait compressé les aphorismes de Picabia en une phrase tarabiscotée.

     

     

    Le vers solitaire est-il à l'origine de tous les aphorismes ?

     

     

    J’ai fait les poches d’un mot-valise avant son embarquement pour un roman au long cours.

     

     

    Je connais plus d’un auteur d'aphorismes qui vous emmène loin avec ses mots-valises.

     

     

    Raccourci, l’auteur d’aphorismes donne encore une épitaphe.

     

     

    On peut penser que chez certains auteurs d'aphorismes le point final est un coup d'arrêt qu'ils imposent à leur imagination débordante. 

     

     

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    Dans cette célèbre lignée d’auteurs d’aphorismes, on trouvait un romancier pendu à une branche pourrie de l’arbre généalogique.  

     

     

    Le nègre de l’auteur d’aphorismes n’est tout de même pas clair.

     

     

    L’auteur d’aphorismes reverse tous ses droits d’auteur dans le tronc de la petite chapelle où il allume des cierges avec ses phrases de bout de chandelle.

     

     

    Cet auteur d’aphorismes attribue à ses écrits des titres plus longs que ses phrases.

     

     

    L’auteur d’aphorismes qui, à chaque parution, utilise les services d’un préfacier et d’un postfacier n’en fait-il pas trop ?

     

     

    Les pensées médicales de Pierre Doc

     

    Les pensées théâtrales de Pierre Dux

     

    Les pensées nobles de Pierre Duc

     

     

    À l'atelier d'écriture d’aphorismes, il suffit d’un bon mot pour lancer la séance.

     

     

    De moins en moins de chercheurs d’aphorismes travaillent dans les mines de crayons ; les nouveaux arpentent le net à l’aide d’un clavier et d’une tablette.

     

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    Tous les auteurs d’aphorismes qui usent de mots d'oiseaux ne volent pas dans les plumes des romanciers.

     

     

    Lors des lectures publiques, avez-vous remarqué que les auteurs d’aphorismes sont moins mots dits que les auteurs de romans ou de poèmes tholoméens ?

     

     

    Il ne faut pas prendre chaque phrase d’un auteur  ordinaire pour aphorisme comptant.

     

     

    L’auteur d’aphorismes n’aime pas développer, il est généralement tout d’une pièce.

     

     

    Pourquoi l’auteur d’aphorismes roulerait-il forcément en Mini-Morris ? C’est complètement Peugeot comme réflexion. 

     

     

    Tous les moteurs d’aphorismes ne baignent pas dans l’huile de virelangue.

     

     

    Connaît-on beaucoup d'auteurs d’aphorismes se prénommant Maxime ?

     

     

    Il n’y pas d’emphrase chez l’auteur d’aphorismes.

     

     

    Chaque soir, l’auteur d’aphorismes lit, pour l’endormir, un apophtegme à son enfant en détachant bien toutes les lettres.

     

     

    Un auteur d’aphorismes célèbre : « J’ai peur que mon fils ne tombe dans l’écriture de roman. »

     

     

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    Cet auteur d’aphorismes possède des fonds de tiroirs de phrases inachevées.

     

     

    J’ai connu plus d’un lecteur d’aphorismes sourd aux appels de sirènes des romanciers.

     

     

    Le lecteur d’aphorismes n’est pas obligé de retenir un aphorisme pour comprendre le suivant. 

     

     

    J’écris raroman des aphorismes.

     

     

    Contrainte oulipienne 1 : écrire un aphorisme avec tous les signes de ponctuation. 

     

    Contrainte oulipienne 2: écrire un roman dune seule phrase sans sappeler Beauregard (J’aime), Emond (La danse du fumiste), Enard (Zone), Guyotat (Eden, Eden, Eden & Tombeau pour 500 000 soldats) Hrabal (Cours de danse pour adultes et élèves avancés), Sénécal (Contre Dieu), Simon (L’herbe), Sollers (Paradis)…

     

     Contrainte oulipienne 3 : écrire un seul bon aphorisme.

     

     

    L’auteur d’aphorismes est-il un éjaculauteur précoce ?**

     

     

    L'auteur d'aphorismes vit un enfer quand il en est réduit à écrire sur des Post-Styx.

     

     

    On n’écrit pas impunément des aphorismes, on le paiera un jour d’un roman-fleuve.

     

     

    Dans l’écriture d’aphorismes, il n’y a pas que des millimaîtres. *

     

     

    Bref, j’ai écrit un aphorisme !

     

     

     Éric ALLARD (jusqu'à preuve du contraire)

    Bref-Serie-Canal-plus-4902.JPG

     ---------------------------

     * D'après une idée et un projet de Jean-Philippe Querton, éditeur de la collection des P'tits Cactus qui propose à petit prix des recueils de maîtres de l'aphorisme contemporains, qu'on retrouve également sur le net (blogosphère & Facebook) dans leur production régulière - voir ci-dessous.

    La collection des P'tits Cactus (liens à copier/coller):

    http://cactusinebranlableeditions.e-monsite.com/

    Les momoqueurs 2014 de Jean-Philippe QUERTON:

    ** Dans lesquels on peut lire cet aphorisme dont j'ai dû involontairement m'inspirer après l'avoir lu:  "Les auteurs d’aphorismes sont les éjaculateurs précoces de la pensée. » (JpéQ)

    http://jeanphilippequerton.e-monsite.com/pages/momoqueurs/aphorismes-2014.html

    Les irréflexions d'Éric DEJAEGER:

    La page Facebook de Paul GUIOT:

    Edouard NICOLAS

    Blog: http://fleursmusicolores.skynetblogs.be/

    Page Facebook: https://www.facebook.com/Edouard44?fref=ts

    La page Facebook de Jean-Louis MASSOT:

    https://www.facebook.com/jeanlouis.massot?fref=ts

    La page Facebook de Pierre DESAGRE:

    https://www.facebook.com/pierre.desagre.3?pnref=story

    La page Facebook de Jean-Philippe GOOSSENS:

    https://www.facebook.com/jeanphilippe.goossens?fref=ts

    La page Facebook de Massimo BORTOLINI:

    https://www.facebook.com/massimo.bortolini

    La page Facebook de Georges ELLIAUTOU:

    https://www.facebook.com/profile.php?id=100007384306920&fref=ts

    L'AUTOFICTIF d'Éric CHEVILLARD qui, sur son site, propose quotidiennement depuis 2007 trois brèves:

    http://l-autofictif.over-blog.com/

    Et, sur ce blog, les aphorismes de Denis BILLAMBOZ, Gaëtan FAUCER...

  • LES AVENTURES DE MORDICUS de Paul EMOND

    leuckx-photo.jpgpar Philippe LEUCKX

     

     

     

    large.jpgAux inventives éditions MaelstrÖm paraissent les « Aventures de Mordicus » de l’académicien belge, dramaturge et prosateur Paul Emond (1944-).

    En petites saynètes et tableaux où l’humour fait des merveilles, le romancier raconte les aventures désopilantes d’un petit personnage, construction de langage, au nez fort long, au physique peu avenant et qui, durant tout le livre, multiplie les quêtes et forcément les échecs.

    Ce récit m’a fait penser aux contes de Paul André, par leur habileté langagière, leur caractère ludique et enjoué.

    L’écriture tire parti de toute une série d’effets et la narration – Mordicus est le narrateur – sa logique d’un style, tissé de situations prises au pied de la lettre et d’un langage qui génère des surprises et une forme de suspense.

    On retrouve là l’intérêt de l’auteur pour les jeux linguistiques et les expériences littéraires : rappelez-vous « La danse du fumiste » (constitué d’une seule phrase).

    Les titres des divers épisodes qui constituent le livre donnent assez l’atmosphère déjantée d’un ouvrage, magnifiquement illustré par Maja Polackova, qui pourrait s’adresser aux amateurs de contes dits merveilleux :

    Mordicus écoute Madame Tartine

    Mordicus va chez la grande-duchesse

    Mordicus rêve à l’avenir et danse

    Le sous-titre donné par l’auteur correspond parfaitement : Histoires plaisantes et à dormir debout et le lecteur s’y retrouvera avec délectation.

    Paul Emond, Les Aventures de Mordicus, 2014, 116p., 13€.

    http://www.fiestival.net/menu-principal/tous-les-livres-des-fiestivals/213-les-aventures-de-mordicus-de-paul-emond.html

    ecrire-pour-le-theatre-paul-emond-video-dailymotion.jpg

  • Un selfie du robot Philae

    safe_image.php?d=AQCSHPCUBoPHP4vi&w=487&h=348&url=http%3A%2F%2Fwww.myinterestingfiles.com%2Fimages%2F2010%2F06%2Ftankpitstop_3.jpg

    Un premier selfie du robot Philae qui, à peine débarqué sur la comète67P/Churyumov-Gerasimenko, a trouvé un emploi de pompiste dans une station Total. On attend avec impatience les premières images attestant d'une forme de vie lumpertienne dans la station.

  • APHORISMES de Denis BILLAMBOZ

    Il était heureux

    Il était amoureux

    Il était amourheurheu

     

     

    @@@

     

     

    Il travaillait en Allemagne

    Il venait en France

    Dépenser son argent de Boche

     

     

    @@@

     

     

    Les partenaires locaux

    Ne sont pas forcément

    Des associés lowcoast

     

     

    @@@

     

     

    Il avait perdu la boule

    En jouant à la pétanque

    Elle avait perdu une poule

    En jouant avec l’abbé Tang

    Ils étaient perdus dans la foule

    Au bord de l’étang

     

     

    @@@

     

     

    Il était submergé

    Il ne pouvait pas émerger

    Il se contentait d’émarger

     

     

    @@@

     

     

    Il faisait des frasques

    Dans un zoo du Pays Basque

    Le gibbon de Bayonne

     

    whitegibbon.jpg

     

     

    Le pays était en souffrance

    On lui avait administré

    Des médiocres

     

     

    @@@

     

     

    Pour son film muet

    Il avait invité Fred Astaire

    Juste pour embrasser Esther

     

     

    @@@

     

     

    Depuis qu’elle était plus corpulente

    Elle était encore plus lente

     

     

    @@@

     

     

    Un assassin sain

    N’est pas pour autant un saint

     

     

    @@@

     

     

    Il achetait du pétrole

    De la Mer Noire

    A Bakou

    Pas cher

     

     

    @@@

     

     

    Il était smart

    Il avait un QI d’endive

    Un chic con quoi !

     

     

    l-endive-marrante.jpg

     

     

     

    Sa bourse était dégonflée

    Elle manquait d’air

    Plate comme une bouse

     

     

    @@@

     

     

    Dans un bar échangiste étranger

    La langue peut-être un barrage rédhibitoire

     

     

    @@@

     

     

    Il avait un coup dans l’aile

    Il n’obtint rien d’elle

     

     

    @@@

     

     

    Le pochtron s’installa au fourneau

    Cuisina une tarte aux poireaux

    Un plat de potirons

    Un vrai repas de poivreau

     

     

    @@@

     

     

    Croire la promesse d’un politicien

    Confier ses économies à un banquier

    C’est comme laisser une pucelle à un Cauchon

     

     

    @@@

     

     

    Il voulait visiter l’Ecosse

    Elle aimait les Corses

    Ils sont partis dans les Causses

     

    @@@

     

     

    Certains Canadiens

    Trouve que la Dion

    Elle vole bas !

     

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  • PRÉSIDENTS DE TOUS ORDRES

    president-groland1.jpgLe président de l’Ordre des Chasseurs de sorcières a posé en photo, un pied sur la dépouille d’Arielle Dombasle.

     

    Le président de l’Ordre des Chevaliers serpents tient la rampe.

     

    Le président de l’Ordre des Professeurs de gymnastique a accepté de cesser toute activité physique pendant son mandat. Il n’a rien déclaré à propos de la reprise éventuelle de son activité psychique.

     

    Le président de l’Ordre des Professeurs de mathématiques a dérivé de sa trajectoire d’homme de Lettres, le jour où il a fait une croix sur Racine et cru aux signes cartésiens.*

     

    Le président de l’Ordre des Professeurs d’araméen peine toujours à se faire comprendre.

     

    Le président de l’Ordre des Écrivains humoristiques n’a pas besoin d’écrire pour être drôle.


    Le président de l’Ordre de l’Alphabet a fait son b.a-ba.

    Le président de l’Ordre des Acteurs pornographiques de la Vie Politique accepte les pires humiliations de la population.

     

    Le président de l’Ordre des Médecins serait mort d’INAMItion.

     

    Le président (pressenti) de l’Ordre des Timides n’a pas osé poser sa candidature.

     

    Le président de l’Ordre des Gilles orange a pris le melon.

     

    Le président de l’Ordre des Retardataires n’est toujours pas arrivé !

     

    Le président de l’Ordre des Grands Abstèmes n’est pas encore aviné.

     

    Le président de l’Ordre des Pédophiles en culottes fourbes à a déposé une gerbe au pied du Manneken Pis.

     

    Le président de l’Ordre des Créateurs de régimes amaigrissants a serré trop de minces pendant sa campagne…

     

    Le président de l’Ordre des Fossoyeurs a promis de creuser la question de sa propre crémation.

     

    Le président de l'Ordre des exhibitionnistes conteste avoir été président de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

     

    La présidente de l’ordre des Épilées a dû montrer chatte blanche pour entrer au club échangiste.

     

     

    Le président de l’ordre des Invertébrés a déclaré vouloir le démantèlement de l’ordre des Vertébrés.

     

    Le président de l’Ordre des Chauffeurs de salles de spectacle lançait trop de pétards Pirette.

     

    Le président de l’ordre des Présidents de CPAS deviendra-t-il Président du PS ?

    Le président de l’Ordre des Mouvements Réformateurs Féodaux siège-t-il dans un c(h)astel ?

     

    Pourquoi le président de l’Ordre des SDF refuge-t-il un toit ?

     

    Le président de l’Ordre des Électeurs anonymes n’a plus voté depuis mille neuf cent quatre vins.

     

    Le président de l’Ordre des Nains aphones n’a pas récolté une voix.

     

    Le président de l’Ordre des Roteurs professionnels tourne à trois cents rots à la minute.

     

    Le président de l’Ordre des Routiers lympha(tiques) roule en tracteur.

      

    Le président de l’Ordre des Violeurs diminués possède une prothèse pénienne.

     

    Le président de l’Ordre des Chauvelus , bien qu’il vienne de fusionner deux mouvements, ne crâne pas.

     

    Le président de l’Ordre des Carnivores a été jeté au Lion de Waterloo par des végétaliens anti-jeux du cirque.

     

    Le président de l’Ordre des Végétaliens est au centre d’un double scandale : on a découvert des coquilles d’œuf cuit dur dans sa poubelle en peau de vache.

     

    Le président de l’Ordre des Amnésiques est toujours en campagne.

     

    Le président de l’Ordre des Obèses a promis de désobèsir.

     

    Le président de l'Ordre des Amoureux dans le pré était une vache à lait.

     

    Le président de l’Ordre des Polygames contribuera aux mesures d’économie du gouvernement en se séparant de son épouse la plus ancienne.

     

    Le président de l’Ordre des Hémophiles anonymes a arrêté de saigner pour montrer l’exangue.

     

    Le Président de l’Ordre des Écrivains sirupeux a reçu le Prix Groseille.

    Le président de l’Ordre des Écrivains qui écrivent avec leurs pieds a reçu le prix Gros Orteil.

    Le président de l’Ordre des Écrivains m’as-tu-lu a reçu le Prix Gros Œil.

    Le président de l’Ordre des Écrivains vampiriques a reçu le Prix Gros Ail.

     

    Le président de l'Ordre des Écrivains empiriques a obtenu un Prix à l'essai. 

     

    Le candidat à la présidence l’Ordre des Auteurs de pensées a été prié de passer son Dac d’abord.

     

     E.A.

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    * Règle des signes de Descartes pour estimer le nombre de racines réelles positives d'un polynôme (copier/coller le lien): http://ljk.imag.fr/membres/Bernard.Ycart/mel/pf/node19.html

     

  • L'ENTERREMENT / Paul VERLAINE & Paul GUIOT


    L’enterrement

    Je ne sais rien de gai comme un enterrement !

    Le fossoyeur qui chante et sa pioche qui brille,
    La cloche, au loin, dans l’air, lançant son svelte trille,
    Le prêtre en blanc surplis, qui prie allègrement,

    L’enfant de chœur avec sa voix fraîche de fille,
    Et quand, au fond du trou, bien chaud, douillettement,
    S’installe le cercueil, le mol éboulement
    De la terre, édredon du défunt, heureux drille,

    Tout cela me paraît charmant, en vérité !
    Et puis, tout rondelets, sous leur frac écourté,
    Les croque-morts au nez rougi par les pourboires,

    Et puis les beaux discours concis, mais pleins de sens,
    Et puis, cœurs élargis, fronts où flotte une gloire,
    Les héritiers resplendissants !

    Paul VERLAINE (1844-1996), Poèmes saturniens (1866)

    Musique et interprétation de Paul GUIOT

    Les photos sont de Pierre DESAGRE

    PaulVerlaine_NewBioImage.jpg?itok=4x9QT5qV 

  • MICROBE n°86 et son MI(NI)CROBE

    Le 86e numéro du Microbe est paru ! Il a été concocté par Thierry Roquet.

    Au sommaire : 

    1843382685.jpgÉric Allard
    Hélène Dassavray
    François-Xavier Farine
    Cathy Garcia
    Cécile Glasman
    Perrin Langda
    LNouille Martienne
    Fabrice Marzuolo
    Murièle Modély
    Patrick Palaquer
    Jany Pineau
    Jean-Philippe Querton
    Thierry Radière
    Mark SaFranko
    Marlène Tissot
    Illustrations : Francesco Pittau

     

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    Les abonnés « + » ont reçu le Mi(ni)crobe 45 signé Jason Heroux : Guide pour garder les poulets en ville (bilingue anglais/français). Traduit par Eric Dejaeger

    Pour tous renseignements, contacter Éric Dejaeger via son blog (copier/coller le lien): http://courttoujours.hautetfort.com/

    ou Paul Guiot via sa page Facebook.

     

     

     

    Le blog de Thierry ROQUET, avec de nombreux textes inédits à découvrir suivant une présentation plaisante (copier/coller le lien):

    http://moritchum.blogspot.be/

  • ÉNIGME SUR TOILE

    88957_300.jpgpar Denis BILLAMBOZ

    La lecture de ces deux livres dans la même période m’a incité à choisir le thème de la peinture pour ma chronique de ce jour car je suis toujours très sensible à cet art surtout quand il est utilisé dans la littérature. Je trouve que certains, comme nos deux auteurs, savent très habilement tisser des liens entre oeuvre picturale et fiction littéraire qui se complètent souvent très heureusement. Pour une fois nous suivrons peut-être plus des peintres, Honoré Fragonard et la famille Bruegel en l’occurrence, que des écrivains mais nous n’oublierons cependant pas les deux auteurs qui les ont mis en scène.

     

    le-triomphe-de-la-mort-bruegel-gf.jpgLE TRIOMPHE DE LA MORT

    Patrick WEILLER ( ? - ….)

    Il était joli ce livre, il a attiré mon regard, je l’ai empoigné, la une de couverture évoquait Bruegel, un peintre, en fait une famille de peintres, je l’ai feuilleté, il parlait de la peinture de l’Âge d’or de la Flandre, il avait donc beaucoup d’arguments pour me séduire, alors je l’ai choisi et je l’ai lu très vite, dès le lendemain. Je n’ai été ni déçu ni comblé. Le livre est présenté comme un polar qui se déroule dans le milieu de l’art et plus spécialement dans le milieu restreint des marchands de tableaux qui s’intéressent aux petits maîtres flamands mais l’intrigue policière se résume à très peu de choses, même pas le tiers du livre, donc ceux qui aiment les belles enquêtes avec des limiers rompus à toutes les combines pour déjouer les assassins les plus retors seront certainement déçus. Moi, je me suis consolé avec tout ce que j’ai appris sur la vaste famille Bruegel, j’en connaissais deux ou trois qui avaient magné le pinceau avec agilité mais le récit en dénombre au moins cinq qui sont présentés dans un arbre généalogique bien pratique pour comprendre le fonctionnement de cette large phratrie. J’ai aussi voyagé avec le héros dans les plus grands musées d’Europe et chez les galeristes les plus célèbres même s’ils sont purement fictifs, leurs affaires ressemblent certainement à celles des marchands d’art des grandes capitales européennes.p1030202.jpg?PHPSESSID=4fc2877335f7e3f04722e5d64da81fbd

    Ainsi j’ai accompagné le héros, contacté par la police après l’assassinat d’un marchand d’art parisien bientôt suivi par le meurtre d’un autre marchand à Londres et d’un troisième à nouveau à Paris, qui remarque que ces meurtres figurent tous les trois dans un tableau attribué à un Bruegel et recopié en plusieurs exemplaires par ce même Bruegel et même par un autre membre de la famille. La police, évidemment, ne veut pas suivre l’artiste dans son hypothèse pas assez cartésienne mais le héros, marchand d’art avisé tout comme les trois victimes, a l’œil affuté, peut-être encore plus affuté que le nez des policiers chargés de l’enquête à Londres, Paris et Stockholm.

    Un moment de détente agréable seulement troublé par l’usage un peu agaçant de formules toutes faites, de mots du jargon déjà beaucoup trop utilisés, d’un vocabulaire un peu trop banal pour parler d’art et surtout des maîtres flamands.

     

    470-355-10256476_758295404236277_7017642108187345719_n.jpg?no_crop=1LE VERROU

    Laetitia KERMEL ( ? - ….)

    Elle était jeune, elle était belle, elle était riche, un peu libertine, « à vingt cinq ans, elle avait déjà tout ce qu’on peut espérer de la vie » mais il y avait quelque chose qui clochait, « elle n’aimait rien tant que la solitude et la pluie, elle qui était toujours si entourée, et sous le plus ensoleillé des ciels ». Elle avait fait de sa passion, le tatouage, un métier, un art qui lui valait une réputation flatteuse. Mais elle restait en suspens entre mélancolie et euphorie, elle avait parfois l’impression d’être affectée de schizophrénie, elle ressentait toujours l’absence de sa famille, anéantie dans une catastrophe aérienne, malgré la bienveillance et l’amour complice de sa grand-mère qui l’avait recueillie et partageait toujours sa vie dans une grande maison des environs d’Aix-en-Provence.

    Un jour, une rencontre avec un homme encore séduisant transforme radicalement cette vie hésitant entre solitude et frénésie en l’entraînant dans une folle cavale parsemée de cadavres de plus en plus horribles. L’inconnu lui demande de lui tatouer le dos, un dos qui a été sévèrement marqué par le fouet, la jeune fille voit dans les stigmates de la flagellation des lignes qui lui rappellent une œuvre de d’Honoré Fragonard dont elle possède une gravure, « Le verrou ». Elle décide alors d’orner à jamais le dos de cet homme d’une copie de cette œuvre mais ce projet n’aboutira jamais, sa maison est incendiée et sa grand-mère se consume dans le brasier. Elle comprend vite qu’il ne s’agit pas d’un accident mais d’un meurtre lié vraisemblablement à la gravure qu’elle voulait tatouer. Elle fuit alors vers Paris mais les cadavres jonchent son parcours et ses poursuivants la cernent de plus en plus près. Elle comprend avec l’aide de son ami Berlinois qu’elle a pêché dans une boîte branchée de la capitale allemande, que la solution de cette aventure se trouve sur le tableau lui-même et dans l’histoire de ce tableau.

    Avec cet opus, Laetitia Kermel livre un polar historique haletant, l’intrigue qui implique aussi bien Louis XV et la du Barry que Fragonard et Choiseul et que les milieux libertins de l’époque, est tout à fait crédible. La culture générale de l’auteure est assez complète pour retenir les lecteurs férus d’histoire et de peinture mais aussi ceux qui se délectent dans le dénouement des conjurations les plus inextricables. J’ajouterai que ce livre montre bien que l’histoire se construit aussi avec des personnages qui n’en avaient parfois pas plus l’ambition que la vocation et qu’elle peut s’écrire de différentes façons.

    Un bon moment de lecture sur la plage ou à l’ombre d’un arbre bien feuillu pour meubler quelques heures de vacances tout en étoffant sa culture générale.

     

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  • L'ASPIRATEUR DE MES RÊVES

    767707_9.jpgMon vieil aspirateur résistait. Il était d’avant l’époque de l’obsolescence programmée. Alors, je le maltraitais, je lui faisais subir les pires outrages dans l’espoir qu’il passât de vie bruyante à trépas silencieux, qu’il me fichât la paix et me permît d’acheter le Dyson cinetic de mes rêves.

    Comme mon vœu ne se réalisait pas, j’allai un jour d’automne le remiser au fond du jardin près de la cabane aux outils, une longue affection m’empêchant d’aller le conduire au parc à conteneurs. (Je n’imaginais pas le moment de la séparation, à moins de l’avoir préparée pendant des heures avec mon psy.)

    Cela faisait trois jours que je m’en étais éloigné quand j’appris, un matin très tôt, à la radio, que toute ma région voire davantage avait disparu de Google Earth, sans qu’on en connût la cause exacte, un des effets sans doute du réchauffement climatique, déclara le speaker avant de se réjouir du temps exceptionnel qu’il faisait pour la saison. Une catastrophe sans précédent.

    Je n’avais rien entendu, rien remarqué pendant mon sommeil profond! Je regardai dehors pour constater le désert environnant, l’absence de tout repère habituel.

    Pris d’un pressentiment, j’avisai mon aspirateur au bord du cratère. Son sac était énorme, et c’était  peu dire. Je me dis que cela prendrait du temps pour tout ressortir et tout remettre en lieu et place. Et mon psy qui ne répondait pas au téléphone, sans doute aussi soufflé que moi par la nouvelle.

  • RELIRE CARCO - LES INNOCENTS

    leuckx-photo.jpgpar Philippe LEUCKX 

     

     

     

    carco-innocents.jpgDu poète de « Mortefontaine », du romancier populiste et poétique de « Jésus la Caille » ou de l’extraordinaire « L’homme traqué », qui, dès 1922, annonce l’existentialisme, on croit connaître tous les atouts. Voici quelqu’un qui prend plaisir à parler de Paris, de ses Apaches, du petit monde des banlieues, qui décrit avec beaucoup de gouaille et d’à-propos le monde des bars, des fameux zincs où se dessinent les projets interlopes.

    Le poète romancier, admiré par Aragon (son fameux poème du lendemain de la mort de Carco, en mai 1958), réussit, sans lourdeur, à évoquer la vie des petites gens dans ce roman de 1916, « Les innocents ».220px-Francis_Carco_Meurisse_c_1923.jpg

    On retrouve là tous les ingrédients d’un univers, certes bien oublié, celui des petites frappes, des bandes de voyous des années 10 et 20, les trafics obscurs de personnages encore plus obscurs.

    Milord, Melle Savonnette et quelques autres s’appliquent à vivre, mal, petitement. Ils se croisent, se séparent et ne s’oublient pas. Certains restent en province, d’autres s’enferrent dans un Paris brumeux.

    Le roman résonne des passions mal contenues, dérisoirement maîtrisées et l’humanisme de Carco colore la grisaille des lieux et de l’intrigue. En descriptions fidèles à un naturalisme zolien, le romancier de « Brumes » et de  « L’homme de minuit » conte les vies toutes simples et la prégnance (dans le droit fil de « L’homme traqué ») des souvenirs impérissables. Il faut coûte que coûte que Milord, ce jeune gars de vingt ans, retrouve cet amour perdu, quitte à rompre toutes les amarres parisiennes.

    La modernité de l’écriture, très vive, empreinte de l’argot du milieu, donne à ce roman d’atmosphère la valeur documentaire des premiers films qui traçaient de la « Zone » un portrait très réaliste (ceux de Georges Lacombe, par exemple).

    A redécouvrir donc, comme d’autres livres de leur auteur (« L’Equipe », parmi une vingtaine).