AFFREUX FREUX suivi de ODIEUX, par Denis BILLAMBOZ

Affreux freux

(Une fable de la mare aux oiseaux)

  

Par un soir glacé

Le Roi des freux

Etait très agacé

Malgré l’extinction des feux

A l’étage en-dessous

Les pies jacassaient

Riant de tout leur saoul

Elles l’importunaient

Elles osaient blasphémer

Le Dieu des cieux

Le Grand Emplumé

Qui ne supportait ni les jeux

Ni l’indécence des rires

Il fallait les faire taire

Au silence les réduire

Pour ne pas distraire

La faune céleste

De sa mission pieuse

Pour que tous restent

Dans la ligne religieuse

Alors le Roi des freux

Lança sa malédiction

Des corbeaux affreux

Furent chargés de l’exécution

Des pies tapageuses

Pour clouer le bec

De cette volière scandaleuse

Tenir les insoumis en échec

Mais ces pauvres cons

N’avaient pas compris

Qu’en tuant les bouffons

On ne vainc aucun ennemi

Alors la troupe entière

S’élança dans la nuit

Pour un hommage funèbre

Charmant le dieu des cieux

Navré d’être l’élu

De corbeaux et freux

Complètement obtus

Rien que des affreux

 

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Odieux

  

Chut chut

Moins de bruit

Laissons la brute

Faire le chahut

 

Le dahu

N’a jamais mordu

Il a toujours perdu

Celui qui le poursuit

  

L’hurluberlu

Comme m’as-tu-vu

Fait parler de lui

Juste pour le bruit

  

S’il continue

On lui bottera le cul

 

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Commentaires

  • Belle fable !
    Triste sort pour les bouffons hélas ...

  • Comme tu dis Marcelle, triste !

  • Mais oui... les affreux freux ont mis trop de coeur à l'ouvrage...

  • C'est affreux, affreux, affreux !

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