PRIX LITTÉRAIRES: MATHIAS ENARD et BOUALEM SANSAL

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Mathias ENARD vient de recevoir le prix Goncourt pour BOUSSOLE (Actes Sud) et Boualem SANSAL, le Prix de l'Académie française ex-aequo (avec Hédi KADDOUR) pour 2084: LA FIN DU MONDE (Gallimard)

En mai 2011, Philippe LEUCKX sur ce blog critiquait Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants (Actes Sud) qui avait obtenu le Goncourt des Lycéens.

Epris d'Orient, spécialiste du monde arabe, Mathias Enard relate dans ce très beau et court roman une aventure exceptionnelle, qui a pour cadre la Constantinople de 1506, et pour héros l'architecte, sculpteur Michel-Ange, invité là-bas pour imaginer un pont pour relier La Corne d'or.

L'événement est attesté et le récit que le jeune romancier français (né en 1972, auteur du très intrigant « Zone ») s'enrichit d'atouts qui tiennent aussi bien à la langue précise qu'au dépaysement lié aux intrigues et aux décors ottomans.

Hymne à la beauté, le roman agit comme un parfum entêtant, et les descriptions d'Enard nous plongent dans l'époque, dans ces rues sombres, dans ces tavernes où le chant et la poésie enchantent. (...)"

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En janvier 2014, Denis BILLAMBOZ critiquait dans la même chronique, sous le titre Jeunesse Perdue, un livre de Mathias ENARD, RUE DES VOLEURS et de Boualem SANSAL, LE VILLAGE DE L'ALLEMAND (Gallimard) qui avait obtenu le Prix RTL/LIRE

Du livre de Mathias ENARD, il commençait par écrire:

""En lisant ce livre, j’ai assez vite imaginé que l’auteur s’est jeté avec frénésie sur son clavier pour écrire dans l’urgence – le livre évoque les élections présidentielles de 2012 et a été achevé d’imprimé en août de la même année – toutes les craintes que les événements, explosant alors partout sur la planète, lui inspiraient. Pour exprimer tout ce qu’il pensait, tout ce qu’il craignait, tout ce qu’il voulait apporter au débat, il n’a pas, comme la plupart des journalistes « plongé au cœur du problème », non, lui, il est tout simplement entré dans le ventre du sujet, jusqu’au fond des tripes, pour en extirper la genèse des événements qui ont agité le monde musulman et inquiété l’Europe lors de ce fameux « Printemps arabe » (...) "

Du livre de Boualem SANSAL, il commençait par écrire: 

"« Mon Dieu, qui me dira qui est mon père ? » Malrich (Malek  Ulrich), après  Rachel (Rachid Helmut), cherche une réponse acceptable à cette question si brûlante pour de nombreux Allemands encore aujourd’hui. Mais eux sont nés d’un père allemand et d’une mère algérienne, en Kabylie, dans un douar perdu, ignoré de tous sauf des quelques habitants qui y vivent encore.

A partir d’un fait réel, Sansal construit l’histoire de ces deux Algériens émigrés en France, l’un ayant réussi de brillantes études et l’autre traînant dans la ZUSS cherchant à occuper son trop plein de temps libre, qui sont brutalement confrontés à une vérité abominable et insupportable : leur père est en fait un tortionnaire nazi planqué au fond de la Kabylie pour échapper aux divers justiciers qui pourraient le rechercher.(...)"

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