APRÈS LA DEFAITE DE LA BELGIQUE CONTRE L'ITALIE, STÉPHANE PAUWELS FAIT SON COMING OUT

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C'est avec sa tête des mauvais jours que Stéphane Pauwels nous reçoit pour nous cette annonce surprenante...

" Il y a des semaines que je me tâte... J'avais pensé le faire lors de la dernière émission des Orages de la vie, en apothéose de l’ultime saison, mais j’ai toujours retardé… La piètre prestation de la Belgique contre l’Italie, le passé agricole de Marc Wilmots qui a été ranimé, jeté en pâture au public belge dans une émission digne de L'amour du foot est dans le pré… Ah bon, c’était sur RTL, j’y ai participé ? Enfin, vous voyez, il est temps que j’arrête… Le burn-out footbalistique me guette… Puis il y eu la dernière saison désastreuse de Hazard à Manchester, l’errance d’un De Bruyne sur le terrain jetant des coups de pied à l'aveugle et sans mesure, façon majorette ayant abusé du mojito, la coupe afro-folklo d’un Fellaini, la crête au sommet d'un Nainggolan…"

Un moment, Stéphane a les yeux dans le vague, il se prend la tête dans les mains et, comme lors des grands jours télévisuels, ceux qu’on ne peut pas manquer, où il faut être à la hauteur, il la relève, défie notre regard, le contre, et confie : " Je hais le foot, le foot-roi, le foot de mecs, les fans zones carnavalesques; moi, mon truc depuis l’enfance, c’est le volley. Mon père n’a jamais voulu que j'y joue, il me disait que c’était un sport de fillettes, de jeannettes. Je n’ai pas voulu le décevoir... J’ai joué une fois au volley dans ma vie et ça a été la dernière, ce ballon virevoltant au-dessus d’un filet, mais sans but, un genre de tennis avec une grosse boule et sans raquette, qu’on se relance jusqu’au moment où il tombe par terre, j’ai senti la vibration dans tout le corps, cette espèce de frisson dans les reins, vous me comprenez; vous aussi, vous avez dû aimer le volley au-delà du raisonnable... À moins que ce ne soit le handball, ce mixte entre le basket et… Peu importe ! comme disait Jean-Pierre Georges de l’équipe française de poésie. Je vais me faire chroniqueur de volley, la Belgique se débrouille bien aussi dans ce sport de bas niveau, mieux que dans le foot, croyez-moi. "

On a laissé Stéphane Pauwels dans une sorte de creux dépressionnaire duquel, on n’en doute pas, il ressortira bientôt auréolé, ensoleillé d’une nouvelle passion, comme revigoré, redynamisé, à fond dans son truc, avec ses mots à lui pour décrire une réalité qui souvent le submerge et le rend plus fort… Un Stéphane Pauwels comme on l’aime ou comme on aime le détester !

 

Commentaires

  • j adore

  • Un vrai article de journal !

  • Merci, Suzy. Merci, Géraldine! ;-)

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