LE JOURNAL DÉLIRE TIRE LA SORNETTE D'ALARME!

Après une enquête auprès des auteurs de la littérature jeunesse, l’insignifiant journal Délire de François-Bernard Pinel signale que* 83% des auteurs de ce genre utilisent des muses de moins de douze ans, 16,5% des muses entre douze et dix-huit ans et le reste, soit 0,5 % seulement, des muses adultes mais considérablement liftées ou aux photos particulièrement retouchées.

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Les écrivains de littérature générale, de plus en plus minoritaires, s’indignent et réclament une réglementation stricte au motif qu’ils doivent, eux, écrire leurs livres avec des muses âgées, fatiguées, usées et abusées dans leur jeunesse par un excès de travail payé des vignettes et autres chromos dérisoires et qui, une fois atteints l’âge de la maturité, ne peuvent plus voir un auteur classique en peinture.

Une désaffection qui touche toute la littérature générale** au point que la célèbre académie suédoise envisage dès l’an prochain le Prix Nobel unique de la Littérature Jeunesse.  

Une question si grave qu’elle a conduit le magazine de diététique de la Première, Digestion à la Une, à consacrer un sujet à cette nouveau fléau des Lettres:

Est-il bien convenable que pour la fabrication de leurs livres, les écrivains de la littérature jeunesse emploient des muses mineures ?

 

* Des chiffres tout à fait non fiables car communiqués par l’Institut de Statistique de la Littérature Oulipienne

** L'Institut International de Pataphysique enregistre un nombre croissant de burn-out chez ses laborieux laborantins contraints, pour ses expériences scientifico-littéraires, d'utiliser des solutions imaginaires frelatées, des produits de réemploi présentant de sérieux risques d'allergie à la littérature générale.  

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