SCANDALE DU LIBRONIL: L’AFSCL COMMUNIQUE LES ISBN DES LIVRES À NE PAS CONSOMMER

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L’agence fédérale pour la sécurité de la chaîne du livre communique les premiers ISBN des livres à ne pas consommer et à ramener fissa en librairie.

Les critiques approuvés par la Promotion des Lettres ont observé qu’ils contiennent du libromil à un taux anormalement élevé.

Le consommateur peut poser toutes les questions au numéro gratuit 0800/13550 où une équipe de bibliothécaires stagiaires lui répondront.

Les livres de toutes les maisons d’édition n’ont pas encore été analysés tant certains exemplaires, publiés à un tirage confidentiel, demeurent introuvables. Il est demandé aux producteurs industriels de livres d'avancer, par mesure de prudence et dans l’intérêt des familles des lecteurs potentiellement touchés, la date prévue des pilonnages ou de s’associer dans le but d’un autodafé géant, par exemple, dans un parc local, ce qui donnera ainsi lieu à de réjouissantes festivités hautes en fumée.

Le consommateur peut identifier les livres faisant l’objet du rappel via les codes suivants : 978-2-746-123498-7 ; 978-2-090347-98-4 ; 978-2-678-123987-0 ; 978-2-096-478059 ; 978-2-111112-808-3 ;978-2-653089-63-1 ; 978-7-122368-67-4 ; 978-2-469377-92-3 ; 978-2-459671-91-9 ; 978-5-198745-12-2 ; 978-2-534879-77-1 ;978-2-450929-22-3 ; 978-2-194287-88-5 ; 978-2-777756-18-4 ; 978-2-295848-91-3 ; 978-7-930358-81-7.

Si le lecteur imprudent, trop confiant en la littérature bon marché, en a consommé, le lecteur observera rapidement les effets suivants :

  • Une vision altérée de l’espace environnant et de ses relations sociales – vécues sur un mode idyllique ;
  • Un regard angélique sur la marche du monde et les possibilités candides de la modifier ;
  • Une altération de ses facultés mentales (quelles qu’aient été au préalable son Q.I.) ;
  • Une exaspération accrue aux ennuis du quotidien se manifestant par des statuts ou des tweets énervés accompagnés de panneaux préimprimés ;
  • Une accoutumance de plus en plus marquée à la littérature Jeunesse, à l’Heroïc fantasy, à la peinture maritime, à la poésie des sentiments…

L’équipe de première intervention suggère quelques mesures à prendre, les premiers soins à prodiguer en cas de contamination au libronil :

  • Faire lire au contaminé, à dose homéopathique, du Claude Simon, du Hegel, du Heidegger, du Deleuze & Guattari, le Pentateuque, le Bhagavad-Gida...  ;
  • Menacer ("Soigner le mal par le mal") de lui faire lire du Nothomb, du Pancol, du Musso, du Delacourt, de l'Onfray, du poète régional certifié génie en herbe bio ;
  • Le déconnecter illico des réseaux numériques et l'éloigner des catéchumènes sociaux qui récoltent des likes au kilo ;
  • L’abonner à un journal, quel qu’il soit, malgré le discredit jeté par quelques-un(e)s sur la profession…

Toute autre proposition qui demeure dans les limites - malheureusement - fixées par la loi (comme, par exemple de les euthanasier) est la bienvenue. Même si les observations faites sur des milliers d’individus contaminés ont montré que le risque de guérison est minime voire inexistant. 

L'AFSCL préconise au consommateur (au Q.I.) moyen d'éviter d'acheter leurs livres au supermarché car ce sont ceux qui contiennent le plus de perturbateurs neuronaux. 

 

Commentaires

  • Je vais vérifier illico si les miens y figurent, je ne connais pas les ISBN par coeur, zut alors...

  • (Mal)heureusement, ils ne correspondent à aucun livre réel. A moins d'un subtil hasard. ;-)

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