2018, NOUVELLE ANNÉE LITTÉRAIRE : UNE PLACE POUR LA POÉSIE

 arton117866-225x300.jpgpar Denis BILLAMBOZ

 

 

 

 

 

9782842639310.jpgAU NORD DE MOGADOR

William CLIFF

Le Dilettante

Un homme plus très jeune, presque vieux, ayant aimé, aimant encore, les hommes, les hommes jeunes, les garçons juste pubères, évoque ses émois, ses attirances, ses désirs, ses étreintes, les émotions qu’il a eues tout au long du voyage que fut sa vie entre la Belgique, la France, les Amérique du nord et du sud et ailleurs encore, en des poésies voluptueuses, jamais vulgaires, toujours joliment rythmées.

« et aujourd’hui hanté par ce souvenir j’ai

Tenté de le rimer pour en faire un poème ».

Ses amours appartiennent à un autre temps, elles sont passées, mais elles agitent toujours la mémoire et les hormones du vieil homme, nostalgique sans vraiment jamais regretter.

« C’est bête de s’aimer et de tant se comprendre

en sachant bien pourtant qu’il faudra se déprendre ».

Il se souvient encore des amours passées, des amours fugaces, des amours désirées et non obtenues, des amours entrevues, échappées, des étreintes passagères, des étreintes virtuelles, de toutes ces situations qui lui ont fait monter la volupté en tête et l’ont toujours obligé à partir, à aller voir plus loin parce qu’on ne peut pas tutoyer l’inaccessible.

« Je dus m’éloigner parce que la vie est telle

qu’on ne peut pas toucher aux êtres de lumière ».

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Conscient d’avoir caressé les anges, le vieil homme se penche sur son passé pour s’interroger sur ses moments de glorieuse faiblesse.

« Je suis un faible qui s’adonne à la misère

au lieu d’avoir un ange à aimer comme un frère, »

Conscient qu’il n’est plus temps pour lui de songer à une autre vie.

« « N’est-il déjà pas trop tard » se dit-il

« déjà trop tard pour refaire sa vie ? » »

Conscient qu’il devrait privilégier l’amour sincère et désintéressé, meilleur ami contre la solitude souvent compagne complice de la vieillesse, aux étreintes passagères et fougueuses des jeunes gens qu’il a souvent courtisés.

« Mais ce que je préférerais par-dessus tout,

c’est ta simple présence dont les dieux jaloux

me priveront toujours d’avoir la jouissance ».

Un magnifique recueil de poésie d’un érotisme raffiné, d’une sensualité exacerbée, une ode à la beauté des corps, à la délicatesse des sentiments et des sensations, un texte charnel, d’une chair délicate et suave, des vers beaux comme l’amour d’un éphèbe.

 

Le livre sur le site du Dilettante

WILLIAM CLIFF sur le site du Dilettante

 

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